‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 260 sur 504 · ÉLOGE DE BOISBRIANT · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE BOISBRIANT

mais servy, que celuy d'officier canadien luy conviendroit beaucoup mieux. Comme vous luy aviez donné un ordre pour servir dans ladite qualité, que si en arrivant dans ce pays-là M. de Sauvole trouvoit que l'employ de major lui convinst, on rempliroit la commission à son nom. J'en parlay au sieur de Sauvole, qui me dit beaucoup de bien de luy et en estoit très content, propre à beaucoup de choses, mais non pour estre major, dont l’employ demande qu'on sache le service et se fasse bien obéir et respecter dans un pays esloigné, où l’on n’a pas toute la main forte qu’on a ailleurs. Ce qui fit, Monseigneur, que nous remplismes la commission du nom du sieur de Boisbriant, qui avoit servy dans les troupes de Canada depuis dix années en qualité d’enseigne, ayant fait longtemps la fonction de garçon major, et venoit de la baye d'Hudson, où il commandoit le détachement de vingt-cinq soldats que j’ vois menés, d’où, estant venu à la Rochelle, vous l'avez destiné pour aller servir au Mississipi. C’est un gentilhomme de vingt-neuf années, qui a beaucoup de mérite et est très capable de remplir cet employ. J'ai cru en cela faire le bien du service.

Le sieur de Raucour ne s’estant pas embarqué, j'ai cru ne pouvoir laisser le fort sans une personne chargée de la conservation des effets du Roy. Pour cela j'ai laissé le sieur Crassé, escrivain du Roy, servant sur la Rerommée et entretenu au port de Rochefort depuis plusieurs années.

J'ay une fièvre dont j'ay bien de la peine à me défaire. D’avoir un peu’travaillé depuis hier, elle m'a repris; j'espère qu'elle ne durera pas. La Renommée a esté rendue aux offi. ciers du port; c'est un très bon bastiment, qui navigue bien.

Sur les fonds que j'avois emportés l’année dernière pour la IV. 24

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