FÉVRIER 1700. ARRIVÉE DE TONTY
venir avec les deux biscayennes, y amener dix gardes de la marine et huit Canadiens, et le sieur Le Sueur et ses gens, et toutes ses affaires, pour le faire passer en seureté aux Nadchés, Jay mandé au sieur du Guay de se servir de la felouque pour aller aux Bayogoulas et de m'y attendre. J’ay trouvé le fort estre par les 29 degrez 45 minutes nord.
Les r1° et 12€ 1l a plu beaucoup, je n’ay pu faire travailler.
Le 15°, un canot d’escorce est arrivé du portage, qui m'a apporté une lettre de M. du Guay, qui me donne advis de son arrivée. M. de Sauvolle m'escrit qu'il a esté visiter cette rivière, que je luy avois dit de voir ; elle n’est belle que pour y placer un fort, non pas une colonie.
Le 16°, M. de Tonty est arrivé, sur le soir, dans un canot avec huit hommes, et en a laissé quatorze aux Bayogoulas et leurs bagages et canots. Les hommes qui sont avec luy sont des habitants, la plus grande part des Illinois et Tamarojas, qui sont venus, à leurs despens, voir ce qu'il ÿ auroit à faire icy, sur la lettre que M. de Sauvolle y avoit escrit, que s’il descendoit des gens d’en haut, ils trouveroient de l’occupation et y seroient les bien venus. Deux de ces hommes sont engagés à M. de Tonty pour le voyage à aller et venir. Ils m'apprennent qu'il n’est pas vray que les Sauvages ayent tué M. de Montigny, et qu’ils nous sont fort amis et ravis de nous sçavoir dans cette rivière.
Le 17°, j'ay fait partir un canot et quatre hommes pour aller porter un ordre à M. du Guay de ne pas passer le portage et de m'y attendre, les voulant envoyer aux vaisseaux, n'ayant pas besoin de gardes de la marine pour mener dansles bois, ny beaucoup d’autres qui n'y sont point propres, et que
irdes de la es gens, et Nadchés.
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