‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 428 sur 504 · LES COLONIES ANGLAISES NE SONT PAS A CRAINDRE · texte numérisé non relu

LES COLONIES ANGLAISES NE SONT PAS A CRAINDRE

l'ont asseuré qu'il n’y a pas trois cents familles; quand, à la faveur de quelques bandits, ils pourroient entreprendre de traverser la Floride et de se jeter sur les ports du golfe du Mexique, ils trouveroient en leur chemin plusieurs nations sauvages aguerries, et plusieurs rivières difficiles à passer, ainsy qu'on le trouve expliqué dans l'histoire de Inga (sic) et la descouverte de Fernand Soto, sans qu’ils trouvassent dans tout ce trajet aucunes} mines riches ny fruits pour en tirer quelque utilité ou mesme pour subsister ; et ainsy qu’il n’est pas vraisemblable que les Anglois forment un projet si risqueux, et qui leur cousteroit tant d'argent et de peine. Au contraire, si la guerre se déclare, la colonie de Saint-Georges se trouvant entre la Floride et la Nouvelle-France et nous autres Espagnols e yant tout auprès la garnison dela Havane, nous pourrons facilement et à peudefrais la conquériretles chasser de ce poste, d'autant plus qu'ils n’y ont qu’un très chétif petit chasteau pour toute fortification. Par conséquent, on devoit regarder comme très vagues ces sortes d'advis et mespriser des frayeurs paniques qui sont sans aucun fondement ; et celuy qui donne son advis dit que toutes les précautions qu'il v a à prendre sont : de donner ordre au gouverneur de la Floride et à celuy de la Havane d’avoir soin d'adverur exactement le Vice-Roy des mouvemens que feront les Anglois de Saint- George, et que ce mesme Vice-Roy de la Nouvei.e-Esvagne envoye aussy ordre aux chefs des Indiens Faxas{?), qui sont ae nos amis, et qu'il leur persuade de ne point donner passage à la nation angloise ny à aucune autre qui voulust le tenter; et qu'on donne pareillement ordre au gouverneur de Pensacola et à celuy de la Floride d'entretenir une continuelle

correspondance entre eux, et qu’ils advertissent soigneuse-

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