‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 460 sur 504 · CONDUITE A TENIR AVEC LES SAUVAGES · texte numérisé non relu

CONDUITE A TENIR AVEC LES SAUVAGES

tous les Sauvages, qui habitent sur les rivières tombant dans le Mississipi, principalement ceux de la rivière des Illinois, où il est comme impossible que le commandant du Miss ‘n'y ait rapport d’affaires sur toutes choses, car les gens au Lanada, envoyés à ces lieux-là, insinuent aux Sauvages qu’ils ne doivent pas nous escouter, mais bien le gouverneur du Canada, qui ne leur parle que par de gros présens, que celuy du Mississipi est gueux et ne leur envoye rien, en quoy ils ont raison, et c’est ce que je ne peux faire. Je ne dois prudemment pas accoustumer les Sauvages à ne leur parler que par des présens, car au nombre de nations qu'il y a et d'affaires que l’on aura indispensablement avec eux, il en cousteroit plus au Roy qu'il n’en retireroit derevenu. Ce sera bien assez de leur en faire pour les obliger à faire ce que naturelle itils ne doivent pas, et cela dans les commencemens, et, 0 tous ces Sauvages seront une fois à nous, il faut absolument se mettre sur le pied de ne leur faire aucun présent et de leur faire faire ce que l’on voudra, comme si c'estoient des François. Les Espagnols les ont mis en partie sur ce pied-là. Nous en pouvons faire autant, ayant autant de nations différentes comme celles qu'il y a.

Quand quelqu'une fera mal, nous retirant de chez elle, n’y faisant plus de commerce et la menaçant de faire agir les autres contre elle, nous la mettrons à la raison, ayant des missionnaires, qui les porteront à l’obéissance sous main.

Les Illinois etles Mascoutens se sont mis sur le pied de piller les canots françois, qu'ils trouvent séparés sur le Mississipi, disant que les commandans de Canada leur ont permis. Je ne sçais si cela est, Il s’ensuit de là que nous n’avons plus la liberté de pouvoir envoyer personne sur le

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