‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 480 sur 504 · LES SERVICES DE D'IBERVILLE NE NUIRONT PAS A SA FAMILLE · texte numérisé non relu

LES SERVICES DE D'IBERVILLE NE NUIRONT PAS A SA FAMILLE

la Lotre, si elles sont prestes; mais il ne faut pas que cela cause aucun retardement. — Sa Majesté a accordé au sieur François Blondel l'enseigne de la compagnie de Chasteaugué. Faites-moy savoir le nom des autres officiers que vous et eux aurez choisy. Il faut que ce soient des gens de service.

J'escris aussy à M. Bégon de faire mettre sur cette fluste un des pilotes qui ont passé par le vieux canal, afin qu’elle prenne cette route, qui est plus courte et paroist plus seure que l’autre. — I] sera bon qu'elle prenne au Cap quelques vaches et brebis, comme vous le proposez, puisqu'on ne peut pas en avoir de la Vera-Cruz.

M. de Champigny convient luy-mesme qu'il faut donner des bornes à la colonie du Mississipy et la séparer de celle du Canada. Ainsi nous finirons sans de grandes difficultez ce qui regarde ces limites, et vous ne devez pas craindre que le service que vous rendrez de ce costé nuise à vostre famille en Canada.

Je ne crois pas que Sa Majesté veuille donner cinq cens escus par an au sieur Lesueur, en luy donnant la place de juge de ce mesme pays, mais lorsqu'il sera employé pour le service de Sa Majesté chez les Sioux et les Illinois, elle le fera payer.

Jay receu ce que vous m'’escrivez au sujet du nommé Faneuil (sic). M. Bégon m'a escrit qu’il ne vouloit point se convertir et on me l’a indiqué comme un homme qui venoit dans les ports de France pour observer ce qui s’y passoit et en aller ensuite informer les ennemis. Voyez !& dans la prison où il est pour l'engager à se faire instruire et taschez de sçavoir ses sentimens.

Le Roy ne veut plus faire de gardes de la marine qu'ils

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