LE CANADA NE DEVRAIT PAS COMMANDER AUX ILLINOIS
Mer pour remonter le Mississipy au mois d'aoust avec huit à dix hommes. La Compagnie apparemment y enverra quelqu'un. Ils pourront monter ensemble, En ce cas, il seroit bon que Lesueur se rendist icy.incessamment, afin de voir ce qu'il luy faudroit,
J'auray des mesures à faire prendre dans ce pays-là, pour faire ramasser des bleds d'Inde pour la nourriture des Sauvages d'en haut, ce qui ne coustera que de la rassade et quelques bagatelles. Si vous décidez, Monseigneur, comme je n'en doute pas, que les Illinois et les Sauvages qui seront sur ces rivières qui tombent dans le Mississipy ne dépendront pas du Canada, il seroit à propos de m'envoyer un ordre du Roy à celuy qui commande aux Illinois de déclarer à ces Sauvages qu'ils ne recevront plus d'ordres de Canada et que personne n’y viendra plus faire de commerce, et qu'il faut qu'ils chassent aux bœufs. M, Lesueur, passant aux Illinois. en prendra des principaux pour les mener avec luy aux Sioux pour faire une bonne paix entre eux et toutes les nations, afin qu'il puisse aller et venir librement, et que, nous, nous en puissions sortir promptement pendant que la guerre dure.
La Loire fut achevée de caréner dès hier. M. de Juchereau m'écrit de Michilimaquinak qu'il reçoit ma lettre que je luy ay escrite de la Mobile, et me marque qu'il ira s’establir à Ouabache. Ce sera une bonne chose, s’il le fait, à cause des Anglois. Je joins icy une copie de la lettre qu'il m’escrit et un placet pour vous présenter de sa part.
Je suis avec un très profond respect, Monseigneur, Vostre très humble et très obéissant serviteur.
D'IgERvILLE.
D'IBERVILLE, DESTINÉ A COMMANDER EN CHEF A LA LOUISIANE, Y PASSERA EN SEPTEMBRE
Le Ministre de La Marine à M. d'Iberville.
Versailles, le 17 juin 1703.
Monsieur, le Roy fait remettre à Rochefcri la somme de soixante mille livres pour les fonds de lo colonie du Mississipy de l'année 1702. J'escris à M. Bégon d’en faire l'employ, suivant vos advis, et il est nécessaire que vous le voyiez sur cela. Il m'a escrit que le vaisseau le esp porteroit sans peine les cent soixante tonneaux d’arrimage, à quoy vous avez estimé que le tout pouvoit monter. Ainsy, je luy escris de l'armer en diligence. Il faudra que vous preniez ‘soin que tout ce qui sera envoyé soit de bonne qualité. Sa Majesté vous à destiné pour commander en chef dans cette colonie, mais vous n'y passerez qu'avec le conroy qui y sera envoyé au mois de septembre. Sa Majesté trouve bon que vous fassiez passer en cette colonie une sage-femme, dès à présent, si vous l'estimez nécessaire, aussi bien que les ouvriers que vous proposez.
Elle vous a aussy accordé le fret de ce bastiment, à condition que vous ferez livrer dans ses magasins les marchandises propres pour son service à un quart de diminution du prix courant.
Sa Majesté a accordé aux sieurs de Volezar et de Chas-
teaugué des brevets d’enseignes de vaisseau, à condition de