A PATELINE BERRICHON
Tous deux avons ce travers De raffoler des bons vers Et d'aimer notre repos.
Aussi tout, jusqu'aux hasards, Punit sur nos tristes peaux Ces principes de lézards.
Alors parfois nos rancunes, Ne connaissant plus d'obstacles, fEuvrcnt sans mercis aucunes, Toutes sortes de miracles ;
Si que le pante morose "S'indigne que, mal civile, La muse métamorphose Le lézard en crocodile.
A GABRIEL ECHAUPRE
Votre grand-père des temps chauds, l'honnête Pache,
Fut un républicain sérieux, simple et franc.
Il méprisa l'argent, abomina le sang
Et mourut vénéré, pur de la moindre tache.
Nous sommes en des jours autres où l'on s'attache Au positif ainsi qu'un abcès sur un flanc, Où le bleu comme le rouge et comme le blanc, Tous tirent tes pis, notre France, bonne vache !
Hélas ! France, Patrie, ô vivre et voir cela ! Mais votre cœur loyal bientôt se rebella Contre la manigance actuelle, un mystère
De sottise méchante, et, fier, se donna tout
Aux Lettres, comprimant son civique dégoût ;
Et vous mourrez très bien, comme votre grand-père,
XXITl
AU DOCTEUR GUILLAND
Dans ce mien voyage de cure, En dépit de Joanne et de Gliaix Je n'ai rien vu d'Aix-les-Bains qu'Aix Pur, nature, sans fioriture.
Lent, grave, ligure d'augure, J'allais comparable à tel ex- Boyard qu'entortille un vorlex De mainte et mainte couverture.
La douche, le lit, trois repas, Furent le régime sévère Que nous suivîmes pas à pas,
L'arthrite et moi, dans cette affaire, Pour, cher Docteur, hâter, normal, Mon rétablissement thermal.