SUR LA PRESSE RELIGIEUSE
établissement ici : rien de pareil n'a eu lieu ; ces journaux ne m'ont pas môme donné avis de leur présence, et ce D*est que par le bruit public que j'ai su depuis peu de jours qu'ils s'imprimaient dans la ville épiscopale.
Je me suis empressé de les faire examiner, et il est résulté des rapports qui m'ont été présentés et de la connaissance que j'ai prise moi-même de quelques numéros, que l'un d'eux, la Presse Religieuse, dont la rédaction et les bureaux ne sont point d'ailleurs à Orléans, mérite à mes yeux de sérieux reproches par les allures d'une polémique qui rappelle trop celle qui a Tait déjà tant de mal à la Religion, et aussi par la manière dont il s'exprime sur de saintes corporations religieuses, mais plus encore par la témérité avec laquelle il n'a pas craint de comprometlre Taulorilé de la sainte Église romaine, en citant en quelque sorte au tribunal du journalisme la sainte congrégation de VIndex et ses décrets.
J'ai averti immédiatement ce journal : il n'a pas malheureusement paru tenir compte de mon avertissement, ni de ceux qui lui ont été adressés d'ailleurs.
En ces circonstances, je crois devoir vous faire connaître. Monsieur le Doyen, la réponse que j'avais déjà faite aux ecclédiasliques qui ont attiré mon attention Bur ce journal, et vous engager à ne pas vous y abonner, à ne le lire qu'avec circonspection, s'il tombe entre vos mains, et surtout à ne pas y écrire, s'il arrivait qu'on vous demandât votre coopération. Vous voudrez bien donner communication officielle de ces reconmiandalions à MM. les curés de votre doyenné, lors de la prochaine conférence ecclésiastique.