Crustacés
Ce sont principalement les Trilobites, qui représentent cette classe dans la faune coloniale. Cependant, nous devons faire remarquer, que le nombre, soit de leurs espèces, soit des individus, est relativement très restreint. En effet, le tableau qne nous présentons dans le chapitre 8 qui va suivre, montre, que les Trilobites des colonies, abstraction faite des 4 espèces de la faune seconde citées ci-dessus (p. 115) se réduisent à 8 formes de la faune troisième, appartenant 7 genres différens. Nous venons de constater, que 4 de ces espèces ont été fournies par la seule colonie Zippe, qui paraît la plus ancienne, d'après sa position dans la bande d 4. Par conséquent, toutes les antres colonies réunies n'ont offert jusqu'ici que 4 espèces nouvelles. Nous ne
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comprenons pas dans cette énamération un fragment indéterminable dn genre Acidaspis,
Ce nombre exigu de 4 Trilobites, apparaissant dans l'ensemble des colonies de la bande d 5 , mérite être remarqué, parcequ'il est en harmonie avec le nombre restreint des Trilobites dans la première phase de la faune troisième, c. à d. dans la bande e 1 , qui ne renferme que 15 espèces. Au contraire, la bande d 5, dans laquelle sont enclavées presque toutes nos colonies, nous a déjà fourni 54 espèces de cette tribu. Comme la bande d 4 possède 26 espèces, presque toutes différentes de celles de la bande d 5, on voit qu'environ 80 formes de Trilobites se sont manifestées dans notre bassin, pendant les deux dernières phases de la faune seconde, dont la durée embrasse Texistence de toutes nos colonies. Voir notre tableau sommaire, ci-dessus (p. 98).
Ce contraste entre 80 Trilobites des bandes d 4 — d 5 et les 8 Trilobites propres aux colonies enclavées dans ces bandes, montre suffisamment, combien les Crustacés de la faune coloniale concordent dans leurs proportions numériques avec ceux de la première phase de la faune troisième, tandisqu'ils sont en opposition avec ceux des phases coexistantes de la faune seconde. Nos observations au sujet des Céphalopodes vont immédiatement confirmer ces résultats.
Nous devons encore mentionner quatre Crustacés, non trilobitiques, qui se présentent sous des apparences identiques, dans la faune coloniale et dans la faune troisième, savoir:
Pterygotus Bohémiens Barr.
Ceratiocaris inaequalis Barr.
Entomis migrans Barr.
Aptychopsis primus Barr.
Ces formes sont rares, il est vrai, dans nos colonies, mais nous constatons aussi, que leur fréquence est très peu considérable dans les premières phases de notre faune troisième. Ces circonstances sont donc en harmonie, comme pour les Trilobites.
Nous devons faire remarquer, que, parmi les quatre genres que nous venons de nommer, Ceratiocaris se manifeste
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aussi dans la bande d 5, par quelques formes, dont nous aïons recueilli des fragmens, dans les schistes de Koenigshof et des environs de Leiskov. Mais, ces formes nous paraissent différentes de celle que nous avons trouvée dans la colonie d'Archiac.
Elles sont toutes figurées sur les planches du SuppîéfMnt à notre Vol. I. que nous nous disposons à publier prochainement.
Nous appelons particulièrement Tattention sur la forme que nous nommons : Aptyclwpsis primus, parcequ'elle se reproduit principalement dans la bande e 1. On la trouve anssi, mais plus rarement, dans la bande e2.
Cette forme, spécifiquement indépendante, est peut être génériquement identique avec celle que J. W. Salter a nommée Peltocaris aptychoides, (Quart. Jour. XIX. p. 87. 1863). Nous ne pouvons pas nous occuper ici de cette question d^identité. Nous voulons seulement faire remarquer que, Peltocaris apparaît sur l'horizon de Llandcilo, en Ecosse, tandisqne la première apparition de Aptychopsis a lieu dans les colonies de la bande d 5, à Branik et Béranka.
Ainsi, abstraction faite de Tidentité des genres PeUocaris Sait, et Aptychopsis Barr. qui, dans tous les cas sont représentatifs Tun de Tautre, ces singulières formes ont apparu en Ecosse , c. à d. dans la grande zone septentrionale , sur les horizons les plus profonds de la faune seconde, tandisqn'en Bohême, c. à d. sur la grande zone centrale, elles ne se manifestent que pendant la dernière phase de la faune correspondante.
Ce nouvel exemple d'antériorité, en faveur des contrées siluriennes du Nord de l'Europe, s'ajoute à un grand nombre d'autres exemples semblables, que nous avons signalés en diverses occasions, notamment dans notre Distribution des Céphalopodes siluriens. 1870. Nous allons aussi rappeler divers autres faits de la même nature, en comparant les espèces siluriennes d'Angleterre et de Bohême, dans le Chap. 6, qui va suivre.
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