‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 105 sur 128 · Liugula · texte numérisé non relu

Liugula

regnlata . Barr.

d'Archiac

D'après ce tableau, le nombre des formes de l'ordre de Brachiopodes, que nous connaissons dans les colonies, ne dépasse

122 Caractère« généraux des Colonies.

pas 15 espèces, en faisant abstraction de celles qui ne peuvent pas être exactement déterminées. On voit que tontes les formes énnmérées proviennent seulement de trois colonies: Zippe, Krejéi, d'Archiac. Comme les 8 espèces de la colonie Zippe ont été trouvées dans un seul fragment de calcaire, dont la grosseur ne dépassait pas le volume du poing, il est vraisemblable, que cette enclave renferme d'autres espèces, qui noas sont inconnues.

Malgré Texiguité relative du nombre de leurs formes, les Bracbiopodes coloniaux méritent notre attention , à cause de diverses circonstances particulières.

D'abord , les représentans de cet ordre sont rares dans la faune seconde, qui n'a fourni principalement que des formes du genre Orthis, Or, ce sont précisément les espèces de ce genre qui sont les plus rares dans les colonies. Il en résulte un premier contraste, entre la faune coloniale et la faune seconde contemporaine.

En second lieu, nous voyons 5 genres et 8 espèces de Bracbiopodes apparaître subitement dans la colonie Zippe, c à. i dans une lentille calcaire enclavée dans la bande d 4, qui ne renferme elle-même presque que des Orthis,

Parmi ces Bracbiopodes de la colonie Zippe, se trouve le genre Splrifer, qui n'est point représenté dans la faune seconde de la Bohême et qui est également très rare dans la faune correspondante des autres contrées siluriennes. Ainsi, Spir. togatiM, existant dans cette colonie, est un avantcourenr très précoce de cette espèce, qui s'est montrée plus tard très fréquente dans les premières phases de notre faune troisième et qui s'est maintenue jusque durant le dépôt de notre bande f 2, renfermant les individus de la plus grande taille.

La même observation s'applique à Atrypa reticularU^ également inconnue dans notre division inférieure, tandisqn'elle caractérise notre division supérieure, à partir de sa base, dans la plus grande partie de sa hauteur. On sait, que cette espèce est rare dans la faune seconde des bassins siluriens, même sur la grande zone septentrionale.

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Ainsi, Ul présence indnbitilile de ces denx Brachiopodes, dans la colonie Zippe, établit m contraste remarqnable entre la fanne coloniale et les phases coexistantes de la £uine seconde. Par opposition, nne connexion très notable arec la (anne troisième dérive de Tai^ttrition anticipée de ces deox espèces dans les colonies.

Enfin, dans le nombre total des 15 Brachiopodes connus dans les colonies, nne seole espèce lenr est exclusivement propre savoir, Ling. reçukUu, et encore, nous n'indiquons cette indépendance qu'avec doute.

Ainsi, 14 espèces établissent des connexions avec la faune troisième. Ce cbiffire contraste avec Tabsence totale d'espèces identiques dans la ûuine seconde.

Nous saisissons cette occasion pour faire remarquer, que la coexistence des plus anciens Trilobites et des plus anciens Bracbiopodes de notre faune troisième, dans la colonie Zippe, c. à d. dans la plus ancienne de nos colonies, semblerait indiquer, que ces formes sont celles qui se prêtent le plus facilement aux migrations.

Nous rappelons aussi que, dans les plus anciennes associations de types, connues dans la faune primordiale silurienne, ce sont aussi les Trilobites et les Brachiopodes, qui prédominent, à l'exclusion des Céphalopodes. Nous n'avons en ce moment aucune conséquence à déduire de la similitude de ces faits. Mais, ces conséquences pourraient se manifester à l'avenir.

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