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H. Eléniens stratigraphiques et pétrographiques de rétage des schistes culniinans H.
Notre étage H se compose de trois formatioiui principales ou bandes superposées, que nous désignerons par les notations hl — h2 — h 3. Leur ordre de saperposition ainsi que le caractère pétrographique le plus apparent et la puissance approximative de chacime d'elles sont indiqués par les lignes qui suivent.
Puissance.
/ ( schistes argileux , fins , très-fissi-
h 3 ( les , sans calcaires et sans quart-
i ziteè 20à40 mètr.
schistes argileux, fissiles, alter- , . nant par couches minces avec des Il / j lits #e quartzites impurs , sans
calcaires 150 à 250 mètr.
l schistes argileux, fins, fissiles, I I / sans quartzites , mais avec quelques couches calcaires à la base dans le voisinage de g 3 . . . 20 à 60 mètr. <^ In base,
La distinction fondamentale entre nos étages G et H est formulée de la manière la plus nette dans notre esquisse Géologiquey par cette phrase que nous avons déjà eitée:
„ L'horizon où nous voyons disparaître l'élément calcaire est celui que nous avons adopté comme limite supérieure de notre étage G, et comme base de notre étage H, qui couronne notre division supérieure." (p. 79.)
Cette définition de l'étage H est reproduite un peu pliis loin sous une autre forme par ces mots:
„Le calcaire paraît presque complètement manquer à cette formation." (p. 82.)
NouB maintenons aimplement aujourd'hui la définition établie dans nos publications antérieures, relativement à cet étage. Nous introduisons seulement dans sa hauteur les subdivisions hl — h2 — h3,, que le progrès de nos études depuis 1852 nous a fait reconnaître comme fondées dans la nature.
• L Bande hL
Entre la bande calcaire g 3 et la bande schisteuse k 1 qui la recouvre^ nous n'observons pas le passage graduel et lent, que nous venons de faire remarquer entre la bande schisteuse g 2 et la même bande g 3. Au contraire, nous voyons j^esque partout une transition brusque entre les calcaires et les schistes, à la limite des deux étages G et H. Nous pouvons cependant citer deux localités éloignées Tune de l'autre , où Ton trouve quelques couches calcaires alternant avec les dépôts schisteux de hl. La plus remarquable est à Hostin, dans le petite vallon ou se trouve ime rangée de maisons, le long du chemin montant vers Bubovitz. La seconde est située à 1000 ou 1200 mètres à l'Ouest de Holin, dans un ravin qui descend du coteau rive droite et pénètre très-oblique-* ment dans le vallon de St Frocop.
Les schistes de h 1, dans le voisinage immédiat de g 3, sont ordinairement fins, très-fissiles, et peu résistans. Leur couleur varie suivant les localités. Le plus souvent ils ont une teinte grise, tirant sur le jaune sale, et quelquefois leur nuance devient verdâtre. Mais dans le ravin déjà mentionné, à l'Ouest de Holin, ils sont noirs, et nous leur trouvons une apparence semblable dans le vallon de Srbsko, à l'amont du village, sur le chemin qui conduit à Hostin. Sur ces points, leur aspect raf^elle tellement celui de certains schistes à graptolites, qu'il, est difficile de les distinguer de ces derniers, si ce n'est par la présence d'un peu plus de mica. Nous avons eu jadis la simplicité d'y chercher des graptolites, et nous nous
sommes aiùsi convaincu qu'ils n'en renferment aucune trace.
Dans les deux localités èxceptioimeHes que nous venons de nommer, les couches inférieures de h I renferment quelques lits minces de Calcaire > qui vont en s'espaçant rapidement de bas en haut et disparaissent totalement à la distance verticale > de 15 à 20 mètres au dessus de g 3. L'épaisseur de ces bancs varie de 15 à 20 centimètres. La roche dont ils sont composés reproduit toutes les apparences des couches supérieures de ^3. Elle ne ressemble nullement au calcaire blond fonc^, taché de noir, qui constitue les sphéroïdes 4e la bande schisteuse g 2. Ainsi, cette seule différence pétrographique suffirait pour empêcher de confondre ces formations schisteuses^ lors même qu'on ne ferait pas attention à la distance verticale qui sépare leurs^ horizons.
Il n'est pas inutile de répéter que, dans toutes loi autres localités où nous avons observé la bande h I, nous avons constaté un passage brusque et sans alternances entre ses schistes et les calcaires de la bande sousjacente g3é C'est le cas qui se présente à Hluboéep, dans la belle section naturelle exposée à l'entrée du village, le long de la chaussée de Prague, au droit des can*ièrcs dites ù Zajeskù. (PI. 2.)
Cette section montre en même temps une piu*£(dttt concordance entre les couches schisteuses de It 1 et leè calcaires de g 3. Il nous semble aussi que la même coiicordance existe dans la plupart des localités où on peut observer le contact entre ces deux formations. Cependant, sur quelques points, comme dans le vallon de Srbsko, nous trouvons les couches schisteuses butant par leurs tranches contre les calcaires, comme si elles avaient été déposées après le redressement partiel de ces derniers.
Cette apparence ne nous a pas pleinement convaincu de l'existence d'une diBcordaiiee réelle et looi^le eiitre ces
deux dépôts. En effet, on pourrait aussi l'expliquer en concevant une dénudation qui aui^aît d'abord mis à nu la tranche des roches horizontales de h I, contre laquelle les calcaires auraient été appliqués plus tard par leur redressement.
Dans tous les cas, la discordance , de h I sur ^3 ne s'étendtail que sur des surfi^ces restreintes et serait sans aucune importance dans Tensemble des relations entre les étages G el H, que nous étudions. '