IV. Espèces reparaissant dans la bande tZ
Orth. contumax . Barr.
138 Caractères généraux des Colonies.
Le tableau qui précède se résume numériquement, comme il suit. Les bandes de la division supérieure sont disposées suivant l'ordre naturel de leur superposition.
Réapparitions.
dans la bande . . . f S • . 1 espèce
Espèces exclusivement propres aux colonies (d 5) ... 5
total des espèces coloniales des Céphalopodes .... 36
Ce résumé nous montre, que 16 espèces coloniales reparaissent les premières, dans la bande e 1. Elles constituent à peine plus de la moitié des formes coloniales de cet ordre des Mollusques.
Nous rappelons, que la bande e 1 est principalement composée, conmie les enclaves coloniales, de schistes à Graptolites, renfermant des sphéroides calcaires.
Le nombre des réapparitions dans la bande e 2 est de 14 espèces. Il est donc peu différent de celui que nous venons de constater dans la bande e 1.
Cependant, nous devons rappeler, que la bande et se compose presque uniquement de bancs calcaires, continus, qui n'offrent pas de ressemblance avec les roches coloniales.
Comme presque toutes les formes qui reparaissent dans la bande e 1 , se propagent verticalement dans la bande e 2, il s'en suit, que cette bande e 2, verticalement plus éloignée des colonies, renferme 27 espèces coloniales, tandisque la bande e 1 qui en est plus voisine, n'en renferme que 16. Ce contraste mérite d'être remarqué.
Il n'y a aucune nouvelle réapparition d'espèces coloniales dans la bande f 1. Mais, cette bande renferme cependant 8 de ces espèces, qui se propagent à partir des bandes inférieures e J— e2.
Caractères généraux des Colonies. 139
Une seule et dernière espèce coloniale reparaît dans la bande f2, où elle est extrêmement rare. Nous retrouvons encore sur cet horizon 2 autres espèces coloniales, qui avaient déjà reparu dans l'étage E.
Aucune des 31 espèces des colonies ne se propage audessus de rhorizon de f 2.
Cet ordre de réapparition et cette distribution verticale des formes coloniales, dans les phases successives de notre faune troisième, suffiraient pour démontrer, que nos enclaves coloniales ne dont pas des lambeaux de la bande e 1, qui est composée de roches semblables. En effet, il est évident, que ces prétendus lambeaux de la bande e 1 ne pourraient pas renfermer les espèces relativement nombreuses de Céphalopodes, qui ne se trouvent pas dans cette bande et qui caractérisent les bandes superposées: e2— f 1— f2.
Ces observations relatives aux Céphalopodes s'appliquent aussi aux autres Mollusques, mais elles sont moins frappantes, parceque ceux-ci sont représentés dans les colonies par un nombre d'espèces peu considérable.
Gomme nos travaux sur ces ordres ne sont pas achevés, nous devons nous borner à cette première indication.
Ghap. 8. Parallèle entre les espèces coloniales et les espèces des faunes normales, sous le rapport de leur dorée et des variations correspondantes, observées dans leurs
formes.
Les espèces coloniales ayant existé durant les dernières phases de la faune seconde et pendant les premières phases de la faune troisième, on pourrait penser, que leur durée a excédé celle de l'existence des espèces, qui appartiennent uniquement aux faunes normales. Nous croyons donc convenable de mettre en parallèle, sous ce rapport, les principales espèces de nos colonies et les espèces les plus remarquables par leur
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extension verticale, dans les deux grandes divisions siluriennes de la Bohême. Cette étude nous conduira naturellement à comparer les espèces de ces deux catégories, sous le rapport de la constance ou des modifications successives observées dans leurs formes.
Pour établir ce parallèle, avec une complète exactitnde, il serait indispensable d'avoir une unité de temps, également applicable à toutes les espèces comparées, pour apprécier leur durée. Malheureusement, cette unité ne saurait être fixée, dans l'état actuel de la science. Elle ne peut pas être représentée par une unité de hauteur verticale, dans la série stratigraphique^ ce qui serait le moyen de comparaison le plus simple. Ainsi, dans notre bassin, nous ne pouvons pas recourir à la mesure des hauteurs traversées par les espèces, parceque celles-ci ne se trouvent pas dans des formations de même nature pétrographique. Les unes ont existé pendant le dépôt des schistes et des quartzites , sans calcaires, qui composent notre division inférieure. Les autres ont vécu durant le dépôt des calcaires , qui constituent presque totalement notre division supérieure. D'an autre côté , l'existence des espèces coloniales correspond en partie au dépôt des roches de chacune de ces deux divisions.
Ces circonstances nous opposant une difficulté insurmontable, dans la mesure exacte des temps à comparer, nous ne trouvons qu'un seul moyen, pour nous en affranchir autant qne possible. Ce moyen consiste à adopter comme unité approximative, la durée des phases de nos faunes partielles, durée qui correspond à celle du dépôt de chacune de nos bandes.
Nous sommes loin de penser, que ces unités représentent des intervalles de temps égaux. Cependant, en ayant recours à ce moyen, qui offre le grand avantage de la simplicité, nous ne croyons pas nous exposer à des erreurs plus graves que celles qui résulteraient de l'emploi d'une méthode plus compliquée. D'ailleurs, les espèces coloniales ayant partiellement existé dans chacune des faunes seconde et troisième, l'erreur que nous pouvons commettre, en évaluant la durée de leur existence, sera moindre que celle à laquelle nous serions exposé en comparant,
SOUS le même rapport, l'existence des espèces qui appartiennent exclusivement à ces deux faunes.
Nous nous bornerons à considérer les Trilobites et ensuite les Céphalopodes, qui prédominent dans les colonies par le nombre de leurs espèces, taudisque les autres ordres sont représentés par des formes relativement moins nombreuses et plus rares, abstraction faite des Graptolites.
/. Extension verticale des espèces de Trilobites.