‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 124 sur 128 · patronus Barr · texte numérisé non relu

patronus Barr

h. opimum Barr.

' Catégorie. 5 phases.

;trites SandbergeriBarr.

oiatites plebeius Barr.

vema . Barr.

hoceras sodale . Barr.

h. expectansBarr.

h. pseudoca-

lamiteum Barr.

^ Catégorie. 6 phases.

hoceras Agassizi Barr.

*agmoceras Brtderipi Barr.

^ Catégorie. 7 phases.

hoceras annnlatom Sow.

^ Catégorie. 8 phases.

hoceras capilltsnni Barr.

160 Caractères généraux des Colonies.

Le tableau qui précède, se résume comme il suit:

5 espèces ont existé durant 3 phasea,

Pour plusieurs des espèces énumérées dans ce tableau, nous devons faire abstraction des intermittences, qui indiquent, qu'elles ont temporairement existé dans d'autres contrées.

F; Parallèle entre les Céphalopodes des colonies et cetix des faunes normales^ sotis le rapport de la durée

des espèces.

Notre tableau p. 136 sur lequel toutes les espèces coloniales sont énumérées, constate qu'aucune d'elles ne se trouve dans la seule colonie enclavée dans la bande d 4, c. à d. dans la colonie Zippe. Ainsi, les Céphalopodes coloniaux ne remontrent pas au delà de la bande d 5. Leur apparition en Bohème est donc postérieure à celle des Trilobites de la faune troisième, représentés par 4 espèces dans la colonie Zippe.

Nous ferons remarquer que, parmi les espèces coloniales, il y en a 5, composant la première catégorie, qui ne sont connues que dans les colonies de la bande d 5. Ainsi, leur existence paraît limitée à une seule phase, comme celle de la grande majorité des Céphalopodes, qui caractérisent nos faunes normales.

L'existence de ces 5 espèces, exclusivement propres aux colonies, suffit pour indiquer, que la faune coloniale, bien que liée avec la faune troisième par de très nombreuses connexions spécifiques, ne peut pas être considérée comme absolument identique avec celle-ci. L'extinction de ces 5 espèces, avant l'introduction de la faune troisième en Bohême, semble indiquer

rantériorité de la bmne coloniale. C^le ùidicatioii est en hanaoïiie aTec les relatioBB slraligraphiqaes de ces denx fiouies,

Ed eoiqiaraiit les résmés des denx laMeaw, qni précëdent, nons voyons qne, panni les espèces coloniales, celles qui composent la secimde catégorie et qni n'ont existé qne pendant 2 phases, sont comparables, sons ce rapport, à nn grand n<«ibre d'espèces de nos Cumes normales. Nons a?ons jngé imtile de les énmnérer id, mais, on pent les trouver aisément snr nos tableanx nominatiâ, composant la première Section de notre travaQ snr la Distnlmiiùn des CépkaXopodes sUuriens^ publié en 1870.

La même observation s'applique en partie à la 3"** catégorie des espèces coloniales, qui ont traversé 3 phases. Mais, il fiint remarquer, que cette catégorie renferme 18 espèces, c. à d. la moitié des formes coloniales, tandisque nous n'avons énuméré que 5 espèces des faunes nonnales, qui ont existé durant le même nombre de 3 phases.

Si nous comparons les espèces qui ont traversé 4 phases, nous voyons que leur nombre est de 7 dans les colonies comme dans les faunes normales.

Enfin, les espèces coloniales, qui offirent la plus longue durée, c. à d. 5 phases, sont seulement au nombre de 3, tandisque nous énumérons 6 espèces des faunes nonnales, qui offirent la même durée.

Jusqu'ici ce parallèle nous montre, que la durée des espèces coloniales est égalée par celle des Céphalopodes, qui appartiennent aux faunes normales. Mais, il existe, en outre, dans ces faunes normales, diverses espèces, qni paraissent avoir existé durant: 6—7—8 phases, tandisque dans les colonies nous ne connaissons aucune forme qui ait traversé plus de 5 phases.

Les résultats de ce parallèle sont rendus plus évidens par le tableau suivant :

Caractères généraux des Colonies.

Nombre des espèces coloniales

Nombres des espèces des faunes normales . .

Ntmbre deg phaiei traterséei 1

D'après ces docnmens, il est évident qné la durée des espèces coloniales n'a pas excédé celle des espèces propres aux faunes normales. Au contraire, nous connaissons dans ces faunes, en Bohême, quelques espèces dont la durée paraît avoir dépassé de beaucoup celle de toutes les formes connues dans nos colonies.

Ce résultat est en parfaite harmonie -avec celui que nous avons obtenu ci-dessus (p. 144) en comparant les Trilobites.

Parallèle entre les Céphalopodes des colonies et ceuût des faunes normales y sous le rapport des variations

observées dans Imr forme.

D'après la structure, la forme et les dimensions des coquilles des Céphalopodes, il est beaucoup plus difficile de trouver des individus entiers, parmi les fossiles de cet ordre, que parmi les Trilobites. La plupart des espèces coloniales ne sont représentées que par des fragmens plus ou moins incomplets. Mais, malgré cette circonstance défavorable, les identités spécifiques que nous avons admises, sont faciles à constater, parceque presque toutes les espèces assimilées présentent une forme ou des ornemens bien caractérisés et par conséquent faciles à reconnaître. Nous citerons comme exemples: Orthoc. fasciolatum , Gruenewaldti , pleurotomum, zonatum, Satumiy originale etc.

Les formes entièrement lisses sont celles dont la détermination est la plus difficile et elles pourraient donner lieu

à qpeiqae Wiifiliiia, Mjb, daas presque Ums les cas. il y m «se tdle ifiMMMiiiii calre les Oittocères des coloues et ceaz de Botie tefe E» qpH serait nipossiKle de les dislin* goer les «as des aatres. La sûaililade des rodies, dans lesqaeHes se tioaieat ces direis fossiles, coBtribae encore à ctiai* pléler les appareaces de lev ideatité spécifiqae.

Daas ces cireeastaaces , U aoas serait impossible de eoBstaler la Bcniidre dîfféreace entre les OrtlK>cères des colo* nies et lears boaionjiaes dans la hmae troisiènie.

D'an antre côté, les espèces de cette fiinne nonnale, qui se propagent à traTers plosieurs bandes, on plnsieors étages, smvaat le tableau qae noas Tenons de présenter (p. 157), restent identiqaes arec elles mêmes, dans tonte lenr extension Terticale.

An snjet de cette identité, nons deTons faire remarquer, que les individus qui représentent chaque espèce sur un même horizon, offrent quelquefois de notables variations individuelles, tantôt dans leur angle apicial, tantôt dans leurs omemens. Nons citerons comme exemples, sons le rapport des ornemens : Orthoc. pseudocalamiieumy dont nons avons figuré de nombreux exemplaires, surtout sur notre PI. 278^ et sous le rapport de Tangle apicial, Ortkoc, Bokeniictim PL 288 — 289.

Ces variations entre les individus contemporains étant aussi étendues que celles qne nous observons sur des horizons successifs, nous ne pouvons pas attacher plus d'importance aux unes qu'aux autres. Aucune d'elles ne peut être considérée comme un premier pas fait dans la voie de la transformation, car toutes ces formes disparaissent en même temps, sans postérité reconnaissable.

Nous rappelons que, dans notre travail récemment publié sur la Distribution des Céphalopodes , nous avons constaté (p. 170 — 4".) (p. 306— S'*.) que, pour plusieurs de nos espèces, qui paraissent offrir la plus grande extension verticale, les spécimens de notre bande g 3 sont fréquemment très incomplots et mal conservés. Ainsi, en les assimilant aux excmplairoH bien conservés de notre étage E^ nous devons prendre surtout en considération l'ensemble de leurs apparences cxtériouren.

164 Gurmetàres généraux des Colomes.

Abstraction faite de ce cas, qui ne se présente que pour quelques Orthocères, nous sommes conduit par nos observations à considérer les Céphalopodes de notre faune troisième, comme n'ayant offert jusqu'ici aucune preuve certaine d'une variation permanente. En effet, aucun d'eux ne présente, durant les divers &ges de son extension verticale, des individus plus différons entre eux que ceux qui coexistent sur le même horizon. Ainsi, toutes ces différences, d'une valeur équivalente à nos yeux, ne peuvent indiquer que de simples oscillationB temporaires, dans divers sens, autour de la forme typique, qu'on pourrait dire douée d'une certaine élasticité.

Cette constance des formes spécifiques, qui ont joui de la plus longue durée dans nos faunes normales, confirme bien l'apparence invariable des espèces coloniales, observées à l'époque de leur réapparition dans la faune troisième.

Conclusions générales de ce Chapitre.

Dans les pages qui précèdent, nous nous sommes proposé de comparer les Trilobites et les Céphalopodes des colonies avec les Trilobites et les Céphalopodes des faunes normales, sous le double rapport de la durée des espèces et des variations qu'elles peuvent avoir subies dans leurs formes, entre les limites extrêmes de leur existence.

1. Sous le rapport de la durée des espèces, nous avons démontré par des documens positifs, que l'existence d'aucune espèce coloniale n'a égalé celle des espèces, qui offrent la plus grande extension verticale, dans nos faunes seconde et troisième.

2. Sous le rapport des variations de forme, nous avons constaté d'abord, que les espèces coloniales ne nous permettent de reconnaître aucune différence entre les individus des colonies et ceux de la faune troisième. En étudiant ensuite tontes les variations notables qu'on peut observer seulement sur 10 espèces de Trilobites, parmi les 350 qui caractérisent nos faunes normales, nous avons reconnu, qu'elles se réduisent à des oscillations temporaires, dans la forme de quelques élémens

Canctôres génénuix des Colonies. 165

secondaires du corps, on dans l'apparence des omemens, de sorte que, dans presque tons les cas, nous pouvons observer le retour des derniers individus vers la forme typique ou primitive.

Les Céphalopodes ne nous permettent de constater entre les individus successifs d'une même espèce aucune variation plus prononcée que celles qui existent entre les individus contemporains.

3. Ainsi, d'un côté, les espèces coloniales, dans leur extension verticale, sont loin de franchir les limites de la durée des espèces, qui appartiennent uniquement aux grandes faunes normales.

D'un autre côté, la constance apparente des espèces coloniales dans leurs formes, à l'époque de leur réapparition dans notre bassin, ne semble être qu'un simple cas particulier de la constance des espèces, qui offrent la plus longue durée, dans nos faunes seconde et troisième.

En somme, nous n'observons, dans les espèces de nos colonies, aucune anomalie, qui les distingue des autres espèces siluriennes de la Bohême.

Chap. 9. Discassion des combinaisons stra-

tigraphiqaes proposées , pour faire dispa-

raitre Tanomalie coloniale.

Quelques savans très respectables, préoccupés par le désir de faire disparaître l'anomalie coloniale, ont suggéré diverses combinaisons stratigraphiques , très simples en apparence, et qui leur semblaient de nature à remplir ce but Nous allons les exposer, en montrant qu'aucune d'elles n'atteint le but proposé.

I. Transposition de la limite entre les deux gra/ndes divisions du Système Silurien, en Bohême.

Deux combinaisons diamétralement opposées ont été successivement proposées, en ayant recours à cette transposition.

Xgf) Caractères généranx des Colonies.

L'une consisterait à abaisser la limite qae nous aTOBS adoptée entre nos deux divisions, et tendrait à comprendre toute la zone des colonies dans la division supérieure, en l'adjoignant à notre bande e I, au lieu de la placer, comme nous l'avons fait, dans la division inférieure.

L'autre combinaison consisterait, au contraire, à élever la limite entre les deux divisions, de manière à cosiprendre la bande e I, dans la division inférieure comme les colonies.

Malheureusement, ces deux combinaisons entraînent de graves inconvéniens et elles sont d'ailleurs inefficaces pour faire disparaître les difficultés que le phénomène des colonies a fait naître, au point de vue de l'orthodoxie paléontologique.

1 . Remarquons d'abord, qu'en abaissant la limite des deux divisions jusqu'au dessous des colonies, on incorpore à la division supérieure, jusqu'ici parfaitement caractérisée par la fume troisième, toute la bande d 5 et une partie de la bande d 4, qui sont également bien caractérisées par deux phases successives de la faune seconde. Ainsi, au point de vue paléontologique, notre faune troisième perdrait complètement son homogénéité. Elle deviendrait équivalente à la faune troisième et à une partie de la faune seconde des contrées étrangères et notamment de la contrée typique d'Angleterre. Nous ne pourrions donc plus invoquer ce grand fait, établi depuis longtemps dans la science, que les faunes générales siluriennes se oorres^ pondent sur toute la Surface du globe. La science retomberait en partie dans la confusion d'où elle a été tirée par notre illustre maître et ami, Sir Rodérick Murchison, lorsqu'il a fondé le système silurien, comme constitué par deux divisions très distinctes par leurs faunes.

2. En faisant remonter la limite des deux divisions, de manière à comprendre dans notre division inférieure, soit notre étage E tout entier, soit seulement notre bande e 1 , on rencontrerait un inconvénient équivalent, en sens opposé.

En effet, notre faune seconde, telle que nous la connaissons, entre les limites actuelles de notre division inférieure, correspond parfaitement, par sa composition zoologique, à la faune seconde de toutes les contrées siluriennes du globe.

Caractères généraux des Colonies. 157

D'un autre côté, noas avons démontré en 1865, dans notre Béf, des Col, IIL p. 177, que la faune de notre étage E représente à elle seule à peu-près toutes les phases de la faune troisième, qui existent, soit dans la contrée typique d'Angleterre, soit dans les régions du Nord de TEurope.

Par conséquent, en incorporant notre étage E à la division inférieure, cette division renfermerait à la fois l'équivalent complet de la faune seconde de tous les pays siluriens et en même temps l'équivalent presque aussi complet de leur faune troisième. Ainsi, la confusion produite par cette seconde combinaison, ne serait pas moindre que celle qui résulterait de la première.

3. Si l'on se bornait à incorporer notre bande e 1 à notre division inférieure, les inconvéniens signalés continueraient à se manifester, d'une manière presque aussi grave. En effet, il existe des connexions spécifiques si multipliées entre nos bandes e 1 — e 2, qu'on ne peut s'empêcher de les considérer comme représentant deux phases successives de la faune troisième. Ainsi, nous avons récemment constaté que, parmi les 149 formes de Céphalopodes, qui caractérisent la bande el, il y en a 68 c. à d. presque la moitié, qui se propagent dans la bande e2. Les autres classes des Mollusques nous offrent des connexions semblables entre ces deux bandes. Au contraire, il n'existe, pour ainsi dire, aucune espèce commune à la bande e 1 et à la bande d 5 proprement dite , abstraction faite des formes coloniales. Par conséquent, la réunion de ces deux bandes, d 5— e 1 , dans la division inférieure, aurait également pour résultat de constituer, en Bohême, une faune seconde hétérogène, comme dans la combinaison précédente.

Voilà quelques uns des graves inconvéniens, qu'entraînerait la transposition de la limite que nous avons établie entre nos doux divisions siluriennes et nous pouvons nous dispenser d'en citer d'autres, qui résulteraient de ces combinaisons.

Maintenant, on doit se demander, si, en se soumettant à ces inconvéniens, on pourrait du moins avoir la satisfaction de faire évanouir les embarras, que le phénomène colonial a fait naître pour l'orthodoxie géologique. Il est aisé de se con-

168 Caractères généraux des Colonies.

vaincre que, même an prix de la confusion qui vient d'être signalée, le bat des combinaisons anti-coloniales ne serait nullement atteint.

Rappelons nous en effet, que tontes les colonies ne sont pas situées sur le même horizon et qu'elles sont verticalement étagées au moins sur 4 niveaux différons. Entre ces horizons, nous trouvons la faune seconde occupant les formations interjacentes. En outre, la dernière phase de cette faune reparaît encore, avec une grande fréquence d'individus, au-dessus des colonies placées sur l'horizon le plus élevé. En d'antres termes, il existe diverses alternances entre la faune seconde et la faune coloniale, c. à d. la faune troisième.

Or, l'existence de ces alternances est précisément le phénomène, qui semble obscurcir, aux yeux des savans orthodoxes, la distinction entre les faunes seconde et troisième, telle qu'on l'observe dans les autres contrées siluriennes, où l'on ne voit apparaître la première phase de la faune troisième, qu'après l'extinction totale de la faune seconde.

Mais, ces alternances étant aujourd'hui un fait bien constaté, à l'égal de tout autre fait stratigraphique, admis sans contestation dans la science, toute combinaison quelconque serait impuissante à paralyser ses effets. Il resterait toujours la difficulté qui se présentait dès l'origine, lorsque nous avons signalé l'existence de ce phénomène. On aurait donc à résoudre, dans tous les cas, comme par le passé, la série des questions suivantes :

1. D'où sont venus les avant-coureurs de la faune troisième dans nos colonies, au temps où la faune seconde fiorissait en Bohême et occupait tout notre bassin?

9. Pourquoi ces avant-coureurs de la faune troisième, au lieu d'être mêlés avec les espèces caractéristiques de la faune seconde, se montrent-ils invariablement cantonnés dans des enclaves distinctes, très limitées dans le sens horizontal et encore plus restreintes dans le sens vertical?

3. Pourquoi ces enclaves sont-elles principalement composées de schistes graptolitiques, renfermant habituellement des

les

^hfroides cakiires, tufisqpe ces schistes H ces spirffoideR ne se rencoBticat pes pend les fnnntioBs qpi oofttieuMftt la {urne seconde, soit sar llK»riiOB des endaTes, sût dans les couches sédiBentaires inteijaceaftes entre les colonies.

4. Pourquoi la £uine coloniale di^iaraSt-eOe chaqne fois^ lorsque les schistes à Gr^itolites et les nodules calcaires Tien* nent à disparaître?

5. Comment la {urne coloniale a-t-elle pu échapper aux causes de destruction, qui ont complètement anéanti la {urne seconde dans notre hassin?

6. En quels parages les espèces coloniales, chaque fois qu'elles ont disparu de la Bohème, ont-elles continué à exister, durant le dépôt d'une partie de la bande d4 et de toute la bande dS?

1. Où se trouvait la £aune coloniale, pendant le dépôt de la formation culminante de la bande d 6, composée de schistes et de quartzites, qui ne présentent aucune trace quelc4>nque de fossiles de nature animale?

8. Par quel privilège, la faune coloniale, après une longue absence, mesurée par la puissance de cette formation culminante de d6, qui s'élève par fois à 100 mètres, a-t-elle pu reparaître seule dans notre bassin, sans ramener avec elle aucune des formes caractéristiques de la faune seconde, telles que Trinudeus, Asaphus etc. qui coexistaient auparavant sur les mêmes horizons*, avec les colonies, durant le dépôt des bandes d4 et d6?

9. Par quelle combinaison de circonstances physiques et zoologiques, les formes caractéristiques de la faune troisième ont-elles reparu dans la bande el , avec les mêmes schistes à Oraptolites et les mêmes sphéroïdes calcaires, qui renferment leurs avant-coureurs dans les colonies?

En un mot, quelle que soit la combinaison stratigraphique qu'on veuille imaginer, pour échapper aux conséquences du &it incontestable de l'alternance des phases extrêmes et successives de la faune seconde et de la faune troisième, on se trouvera toujours en présence des questions que nous venons

170 Caractères généraux des Colonies.

de rappeler. Nous avons essayé dès 1851 de donner une solution proTisoire de ces questions, par notre interprétation connue. (BuU. Soc. Géol. de France. Sir. 2. VoL VIII. p. 150., Comme cette interprétation nous parait rendre compte de ton-- — tes les circonstances du phénomène, d'une manière plus com- — plète et plus plausible, que toutes les autres explications, qui ont été suggérées depuis cette époque, nous croyons devoir la maintenir et nous allons la reproduire sur les pages suivantes.

//. Etablissetnent d'un silurien moyen, en Bohême, powr éluder les difficultés des colonies.

Une troisième combinaison a été imaginée pour éluder les difficultés, qui dérivent de l'existence de nos colonies. Elle consisterait à isoler de la division inférieure la zone coloniale et à l'associer avec notre bande e 1 , base de la division supérieure, pour constituer un groupe stratigraphique, correspondant à celui que quelques géologues ont nommé silurien moyen^ en Angleterre.

Nous ferons d'abord observer, que les autorités les plus compétentes n'admettent pas cette division moyenne, tardivement introduite dans le système silurien, sans aucun avantage pour la science.

L'illustre fondateur du système silurien, Sir Rodérick Murchison, dans la dernière édition de la Siluria, en 1867, considère, il est vrai, les formations de Llandovery, comme offrant une transition entre les deux grandes divisions siluriennes. Mais, sur la page 508, il constate lui-même: «Qu'il a clairement indiqué dans son texte la distinction entre ces formations, en montrant que les roches du Uandovery inférieur s'unissent naturellement avec la division inférieure et les roches du Llandovery supérieur avec la division supérieure du système silurien."

M. le Prof. Ramsay est encore plus explicite à ce siget, en exposant les résultats des recherches du Geological Survetf, dans le Pays de Galles. (Mem. of the Geol. Surv. III. p. 15 —230, 1866,)

Caractères généraux des Colonies.

Cet éminent stratigraphe base la séparation des deux for-

^ii^a^ions nommées Llandoyery inférieur et Llandovery snpériear,

'^tr des motifs stratigraphiques et paléontologiqaes , qui Tont

porté à incorporer Tune de ces formations à la division siln-

^enne inférieure et l'autre à la division supérieure.

La distinction stratigraphique entre ces deux formations est très prononcée, car elle consiste dans «ae discordance absolue de stratification entre le Llandovery supérieur et tous les groupes sous-jacens.

La distinction paléontologique n'est pas aussi tranchée, mais elle est cependant très sensible, d'après les documens numériques, que nous exposons dans le tableau suivant et que nous avons déduits du tableau des faunes de Llandovery, publié par M. M. Bamsay et Ëthmdge, dans le volume cité p. 231.

Espèce 8

jlandovery supérieur (May-HiU) . . . .

ilandovery inférieur .

4UUiclM forulioi

CtBBUCI

au 4eix

forMlioii

CtBBliet

a? M la fane II.

CIBMMI

a? ce la fane III.

Ce tableau montre, que les connexions spécifiques entre les deux formations de Llandovery sont relativement très nombreuses. Mais, les dernières colonnes font voir, que les formes de la faune seconde prédominent dans le groupe inférieur, tandisque les formes de la faune troisième prédominent, au contraire, dans le groupe supérieur.

D'après l'ensemble de ces considérations stratigraphiques et paléontologiques , il est donc très naturel, que le groupe inférieur de Llandovery ait été incorporé à la division silurienne inférieure, comme le groupe de Llandovery supérieur, ou May Hill, à la division supérieure. La combinaison superflue du silurien moyen semble donc devoir disparaître de la science.

172 Caractères généraux des Colonies.

Mais, dans tons les cas, il est aisé de reconnaître, que le groupe composé de notre zone coloniale et de notre bande e 1, contraste par ses caractères stratigraphiques et paléontologiqoes ayec l'ensemble des formations de Llandoyery, malgré l'analogie que présente leur position semblable entre les deux grandes divisions siluriennes.

Nous rappelons d'abord, qu'il existe une parfaite concordance de stratification entre les enclaves coloniales et les formations ambiantes de notre bande d 5 , comme entre celles-ci et les formations qui constituent notre bande e 1.

En outre, au lieu des deux formations superposées de Llandovery, qui sont liées ensemble par des connexions spécifiques relativement nombreuses, notre zone coloniale consiste dans diverses, alternances de formations entièrement distinctes par leurs faunes, sans qu'il existe entre elles des connexions dues à la propagation d'espèces identiques, si l'on considère cette série d'alternances, suivant le sens vertical. Au contraire, on voit même ces faunes contrastantes des enclaves coloniales et de la bande d 5, coexister sur un même horizon, sans se mêler l'une avec l'autre.

On remarquera d'ailleurs, qu'en associant la zone coloniale avec la bande e 1, les alternances de la dernière phase de la faune seconde avec la première phase de la faune troisième continuent à exister, tout aussi bien qu'avant cette combinaison stratigraphique. Par conséquent, lors même qu'on adopterait le nom de Silurien moyen pour ce groupe de formations hétérogènes, on se trouverait toujours en présence des difficultés inévitables, qui résident dans ces alternances et que nous venons d'énumérer, à l'occasion des deux autres combinaisons proposées. Ainsi, la troisième combinaison qui nous occupe, serait, comme les deux précédentes, d'un effet totalement nul pour la solution de la question coloniale.

Ghap. 10. Interprétation des colonies.

Nous concevons que, pendant l'existence des dernières phases de la faune seconde en Bohême, les premières phases

Caractères généraux des Colomes. 173

de la faane troisième étaient déjà plus on moins développées dans une contrée étrangère, jusqu'ici inconnue.

' A partir de ce centre de création ou de diffusion, des migrations auraient eu lieu, à diverses époques, vers la Bohême , principalement durant le dépôt de notre bande d 6, qui est très puissante. Chaque fois, ces migrations auraient donné naissance aux colonies placées sur un même horizon et apparaissant constamment dans des schistes à Graptolites, presque partout accompagnés par des coulées de Trapps, et renfermant fréquemment des sphéroides calcaires.

Par suite de circonstances défavorables et notamment par la cessation de ces dépôts schisteux et calcaires, toutes ces colonies n'auraient joui que d'une existence relativement courte dans notre bassin, pendant qu'il était occupé par notre faune seconde.

Les apparitions coloniales coïncidant constamment avec les dépôts graptolitiques, nous sommes porté à attribuer également les unes et les autres à l'influence de courans, provenant des mêmes parages.

L'introduction de ces courans intermittens, dans le bassin isolé de la Bohême, semble avoir été provoquée par les oscillations du sol, en relation avec les déversemens de Trapps, très fréquens dans la bande d 5 , comme dans la bande e 1 .

Dans tous les cas, les espèces coloniales ont apparu sur divers horizons, sans pouvoir s'établir définitivement en Bohême, pendant la dernière phase de la faune seconde. Mais, après l'extinction totale de cette faune, et après une intermittence prolongée, pendant laquelle notre bassin semble avoir été désert, une nouvelle immigration, provenant du même centre étranger, aurait envahi la mer de Bohême et s'y serait finalement établie, par suite de circonstances plus favorables et plus stables.

Cette introduction définitive, constituant la première phase de notre faune troisième, aurait eu lieu durant le dépôt de notre bande e 1 , base intégrante de notre division supérieure et composée, comme les enclaves coloniales, de schistes

174 Caractères géméatKQx dea Cblonies.

à Graptolites, renfermant des sphéroïdes calcaires et altemaal avec des coalées de Trapps.

n est clair, que cette interprétation repose principalement sur la supposition des migrations. Mais, comme la plupart des géologues ont actuellement recours à l'intervention de cette cause, pour expliquer les Mquentes intermittences des espèces, qu'on observe dans les terrains de tous les âges, nous sommes dispensé de présenter des aigiimens en faveur du principe, d'où dérive notre hypothèse.

Cependant, nous devons rappeler quelques circonstances qui concourent à montrer, que la Bohême se prête plus qu'aucune autre contrée à l'application de la doctrine des migrations.

1. Nous avons constaté en diverses occasions, que notre bassin silurien était séparé par des barrières naturelles de l'océan contemporain, qui couvrait la grande zone septentrionale d'Europe et d'Amérique. Ainsi, dans le mémoire que nous avons publié en 1868, sur la faune silurienne des environs de Hof, nous avons exposé une partie des documens, qui constatent cet isolement. De même, dans nos études sur la distribution des Céphalopodes siluriens, nous avons récemment fait remarquer, que les rares connexions spécifiques, qui existent entre la Bohême et les contrées du Nord de l'Europe, indiquent la séparation, si non absolue, du moins relative de notre bassin. (Syst. SU de Boh. Vol. IL Sér. IV. p.l84)(8^ p.332).

Mais, l'existence de quelques espèces, qui sont communes à la Bohême et aux contrées du Nord, et qui représentent les diverses classes des Mollusques, nous a fourni l'occasion de reconnaître, qu'il avait dû exister des communications temporaires entre ces diverses régions.

Or, il est intéressant de remarquer, que l'époque la pins caractérisée par la coexistence d'espèces identiques, sur les grandes zones comparées, correspond précisément aux premières phases de la faune troisième, c. à d. aux phases, qui nous montrent une si intime consanguinité spécifique avec la faune coloniale. Nous avons d'ailleurs constaté, que plusieurs de ces formes identiques ont aussi existé dans nos colonies.

Caractères généraux des Colonies. 175

Ainsi, l'isolement habituel de la Bohème, dorant la période silurienne, constituait une circonstance prépondérante, par laquelle notre bassin se trouvait comme prédisposé par la nature, pour l'accomplissement du phénomène des colonies. Ce phénomène pouvait se répéter toutes les fois que les oscillations du sol ouvraient une communication temporaire entre cette mer isolée et l'océan des contrées septentrionales.

2. Bien que les colonies nous présentent les exemples les plus remarquables d'intermittences spécifiques en Bohême, nous avons démontré en 1868, dans notre Mémoire sur la Béapparition du genre Arethusina, qu'il existe aussi dans notre bassin, un nombre assez notable de genres et d'espèces également intermittens et qui appartiennent aux diverses classes de nos fossiles. Noos avons particulièrement appelé l'attention sur 5 espèces, savoir: 4 Trilobites et 1 Céphalopode, qui après avoir existé durant le dépôt de notre bande d 1, c. à d. dans la première phase de la faune seconde, ont complètement disparu durant le dépôt de nos bandes d 9 — d 3~d 4, pour ne reparaître que dans la bande d 5, c. à d. dans la dernière phase de la même faune.

Or, la réapparition de ces 5 espèces coïncide précisément avec l'époque pendant laquelle presque toutes nos colonies se sont introduites dans notre bassin.

n serait difficile de méconnaître l'analogie qui existe entre ces deux phénomènes, qui jettent l'un sur l'autre, par leur coïncidence, une utile lumière. Bien que le mélange des 5 espèces en question, avec la faune seconde, à laquelle elles avaient antérieurement appartenu, contraste avec le cantonnement isolé des espèces coloniales, ces réapparitions concourent également à constater, que le bassin de la Bohème était alors en communication avec les autres mers voisines.

Mais, si les 5 espèces de notre bande d 1, après avoir disparu de notre bassin, durant un immense laps de temps, ont été ramenées en Bohème par la seule influence de circonstances naturelles, quelconques, il serait peu rationnel de se refuser à admettre, que de semblables circonstances ont pu introduire dans notre bassin, à plusieurs reprises, durant le

176 Caractères généraux des Colonies.

dépôt de la même bande d 5, les espèces également intermittentes de la faune coloniale.

3. Il resterait à reconnaître, pour compléter cette interprétation, qu'elle est la contrée d'où sont Tenues les espèces qui constituent cette faune.

Cette question ne peut pas être résolue, dans l'état actuel de nos connaissances. Mais, cet inconvénient est exactement le même que celui qui se présente, si l'on se demande, qu'elle est la contrée où les 5 espèces comparées, ont continué à exister pendant leur intermittence en Bohême.

4. Bien que nous soyons loin de pouvoir apprécier les ressources que possède la nature, pour préparer les migrations et pour ouvrir une voie sûre aux colonies, même jusqu'aux régions les plus lointaines, il nous suffit de rappeler quelques faits, qui feront concevoir l'efficacité des causes naturelles, en pareilles circonstances.

Un habile observateur, M. de Gruenewaldt, a recueilli dans les calcaires de Bogosslowsk, dans l'Oural, 13 espèces de Brachiopodes, identiques avec celles qui caractérisent notre faune troisième et dont la plupart existent dans notre étage calcaire moyen F, à Eonieprus. (Verstein. der sUur, Kaikst, von Bogosslowsk — Mém, des Sav, étrang, — Acad, de St. Pétershourg. 1854. p. 615.) Sans cette découverte, bien constatée, quel est le paléontologue, qui aurait pu soupçonner l'existence de semblables connexions spécifiques entre les contrées de la Bohême et de l'Oural? Nous pouvons aussi penser que, si l'on explorait la formation qui a fourni ces 13 espèces, comme nous avons exploité les formations correspondantes en Bohême, nous pourrions nous attendre à une notable augmentation des identités paléontologiques, qu'elles renferment

5. La science est en possession d'autres faits analogues. Ainsi, dans nos récentes études sur la distribution des Céphalopodes siluriens, nous avons constaté, que certaines espèces d'Orthocères, bien caractérisées, et conmiunes à diverses régions du Nord de l'Europe, se retrouvent dans les Etats de New-Tork, de Wisconsin et d'Illinois, tandisqu'elles semblent

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ne pas exister dans le Canada, c. à d. dans une contrée qui occupe une position intermédiaire. (Syst SU. de Boh. Vol. IL Série IV. p. 192) (8° p. 347) Cet exemple nous montre comme le précédent que, dans la diffusion des espèces, la nature sait s'affranchir de l'obstacle qu'opposent les distances géographiques.

6. Les sayans ont aussi remarqué comme nous, dans les notices de M, le Prof. M'Coy, relatives aux fossiles exposés à Londres en 1862 et à Paris en 1867, que ce savant annonce la découverte en Australie, de diverses espèces de Graptolites du Canada, dont les formes singulières et nouvelles ont été illustrées dans le beau travail de M. le Prof. J. Hall, connu de tous les paléontologues.

1. Nous nous bornons à citer ces exemples, parcequ'ils sont relatifs aux faunes siluriennes. Mais, les savans se rappelèrent bien d'autres faits semblables, que nous pourrions également invoquer, en remontant à l'époque du dépôt du calcaire carbonifère et de certains étages du terrain crétacé. On sait, en effet, que ces formations renferment diverses espèces, très bien caractérisées et dont la diffusion générale sur le globe atteste hautement l'étendue des migrations.

Conclusions de Cette étude.

Ainsi, d'un côté, nous savons que le bassin silurien de la Bohême était relativement isolé et séparé des autres régions, sur lesquelles ont successivement existé les trois faunes générales, qui caractérisent cette période.

D'un autre côté, divers faits, bien établis dans la science, nous montrent la coexistence d'un certain nombre d'espèces identiques, sur des horizons comparables, dans des contrées géographiquement très espacées. Cette coexistence ne saurait s'expliquer que par l'effet de migrations.

Par conséquent, il est rationnel de recourir au phénomène des migrations, pour expliquer l'introduction réitérée, dans la Bohême, des espèces qui caractérisent également nos colonies et les premières phases de notre faune troisième.

n n'est pas moins rationnel d'attribuer anx oscillations do sol les intermittences des apparitions coloniales, durant l'existence de la dernière phase de la faune seconde, dans la bande d 5 , car cette époque et celle qui correspond à la première phase de la faune troisième dans la bande e 1, sont semblablement caractérisées par la fréquence des déyersemens de trapps, dans notre bassin.

Notre interprétation des colonies repose donc uniquement sur la combinaison de deux ordres de phénomènes, qui sont également habituels dans la nature et dont nous voyons les traces dans toute la hauteur de la série géologique.

Cependant, nous prions les savans de bien remarquer, que nous avons toujours exposé cette interprétation de Torigine de nos colonies, comme parement intuitive et hypothétique. Nous ajouterons, que nous serions heureux, si quelque savant mieux inspiré que nous, pouvait nous suggérer une autre interprétation quelconque, expliquant mieux que la nôtre tous les faits observés dans notre bassin.

Hypothèse de l'introduotiDn des fossiles coloniaux à l'état de déponilles mortes.

On pourrait peut-être penser, que les fossiles de nos colonies ont été introduits par les courans, à l'état de dépouilles mortes et que les individus qu'ils représentent, n'ont pas vécu sur place, dans notre bassin.

A cette conception, nous opposons les observations suivantes:

1. Les fossiles de nos colonies, quoique souvent incomplets, sont très bien conservés, à l'exception de quelques empreintes de Graptolites, qui se trouvent dans les schistes impurs, très friables et dont la surface est terreuse. En faisant abstraction de cette exception, nous voyons que les firagmens de Trilobites et les coquilles de tous les mollusques présentent habituellement sur leur surface les omemens les plus délicats. Aucun d'eux ne nous montre la trace des frottemens inévitables,

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dorant le transport supposé par des conrans, venant de parages pins on moins éloignés.

Comme les apparences de ces fossiles ne diffèrent en rien de celles des fossiles analogues de la bande e 1, tout nous porte à croire, qu'ils représentent, aussi bien les uns que les autres, des individus, qui ont existé dans la localité, où nous découvrons leurs dépouilles. Les spécimens complets dans la bande e 1 sont aussi très rares, en comparaison des myriades de fragmens, au milieu desquels ils se trouvent

8. Les courans qui auraient introduit en Bohême les fossiles des colonies, à l'état de dépouilles mortes, auraient pu aussi bien y amener les individus correspondans, à l'état vivant, surtout les Céphalopodes, qui sont des mollusques pélagiques, doués d'un grand pouvoir de locomotion.

3. Dans tous les cas, l'introduction en Bohême des espèces de la faune coloniale, c. à. d. de la faune troisième, même à l'état de dépouilles mortes, indiquerait tout aussi bien que l'introduction des individus vivans, l'existence de cette faune dans une contrée étrangère, pendant le dépôt de nos bandes d 4 — d 5, c. à d. durant l'existence de la faune seconde.

Ainsi, la coexistence partielle des faunes seconde et troisième siluriennes n'en resterait pas moins démontrée par les colonies de notre bassin.

D'après ces considérations, nous ne croyons devoir modifier en rien notre interprétation qui précède, ni les conclusions qui en dérivent

Ghap. 11. Résamé des études qui précèdent.

Les faits que nous venons d'exposer, pour établir les caractères principaux ou consUtuans des colonies siluriennes de la Bohême, peuvent se résumer ainsi qu'il suit:

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