Acéphales
L'horizon sur lequel cette classe offre son plus grand développement dans notre bassin, correspond à la bande calcaire e2, c. à d. à la subdivision la plus élevée de ootre étage E. Nous évaluons à un couple de centaines le nombre des espèces qui ont existé en Bohême durant le dépôt de cette formation. Elles appartiennent à des types variés , dont plusieurs paraissent encore inconnus dans les autres contrées paléozoiques.
Durant le dépôt de notre étage F, les Acéphales ont éprouvé une très-grande réduction dans leurs formes génériques et spécifiques, mais ils sont encore représentés par quelques Avicula^ Cypricardia^ Pleurorhyncus &c. Ce sont les mêmes genres qui se propagent dans nos étages G et 11, sous Tinfluence de circonstances physiques peu favo- , râbles, puisque le nombre des individus est très-limité, pour presque toutes les espèces, et que la chif&e de celles-ci va toujours en décroissant vers le haut
'La distribution verticale de cette classe dans l'étage G se résume comme il suit:
Bande calcaire supérieure ...... g 3 — 5 espèces.
Bande schisteuse ..........g2 — 8 „
Bande calcaire inférieure gl — 17 „
30 espèces.
( 4 dans g 3 ) Réapparitions à déduire . J j ^^^^ -. ^ i ^ „
Total des espèces distinctes 25
On voit par ces chifires, que le nombre des Acéphales a graduellement décliné durant le dépôt de l'étage G, comme celui des Trilobites, Gastéropodes, Ptéropodes et Brachiopodes. C'est encore la bande inférieure g 1 qui renferme le plus d'espèces, tandis que la bande g 3 contient à peine cinq formes spécifiques.
Bien qu'il existe quatre espèces communes à ces deux bandes^ on voit que les Acéphales peuvent encore contribuer à distinguer les deux formations calcaires de notre étage G, malgré leur ressemblance. La même observation s'applique à la bande schisteuse intermédiaii*e g 2, qui n'a qu'une espèce commune avec la bande g 1 et aucune avec la bande g 3.
Notre tableau montre que nous n'avons jusqu'ici observé que 4 espèces de la classe des Acéphales dans notre
étage H. Elles sont rares et ne s'élèvent pas au desstis de la bande h 1. Mais Tune de ces espèces, Cardiola retrostriata v. Bach sp., également connue sous le* nom de Cardium pcdmatum Goldf. mérite toute notre attention , à cause de la qualité qui lui a été attribuée jusqu'ici,^ d'être tm fossile éminemment caractéristique de l'étage supérieur du terrain dévonien. Nous aurons l'occasion de revenir sur cette espèce dans le chapitre cinquième ciaprès , pour apprécier sa double apparition dans notre bassin, sur des horizons très-espaces dans le sens vertical : E-hl.
Distribution verticale des Badiirires*
1 fienres et espèen
Localités
gijgz gai
hl h2 h3
Crinoides.
ISncrinltes
tiges indéterminables
UerU
tnberenloius ....
LochkoT Ae.
VaTrovite àe, fiQnbocep.
Polypiers.
Pciraia . . Mflnst.
Bohemiea . Barr.
ig9 VaTroTiU, Hlnboèep.
(gl Partent.
Ojdamopora Goldf.
Bohemiea . . Barr.
jg3 Moulin de Bnrian.
(gl Schragerka.
Hillepora?.. Linn.
Bohemiea . . Barr.
sp. ..... Barr.
SooB Choteez.
Sons Chotecx.
Syiiiigopon^bldf.
Bohemiea . . Barr.
(g 2 PekarkoTits.
(gl Sons Choteci.