‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 3)Chapitre 1 sur 35 · SIRE · texte numérisé non relu

SIRE

Témoin des ravages de l'impiété , le chrétien ne sauroit être sans alarmes pour V avenir; mais son espérance se ranime , quand il porte ses regards sur ce trône de saint Louis , oit3 après tant de siècles,

vj KPITRE DÉDTCATOJRE.

sont encore assises les mêmes vertus. Il ne peut croire que la foi de ses pères soit destinée à périr chez une nation à qui le ciel a rendu de tels Princes.

Heureux les peuples, Sjbe, lorsque la religion, qui est leur premier besoin, troupe son appui dans les exemples plus encore que dans la politique de ceux qui les gouvernent!

Ministre de cette religion sainte, il nous a été donné de la défendre dans la chaire de vérité. L'apologie que nous en avions entreprise en des jours difficiles, nous l'avons continuée en des jours meilleurs $ et combien n'est-il pas consolant pour nous de pouvoir la publier maintenant sous les auspices augustes d'un Prince en qui brille une piété si noble et si vraie, et que les disciples de l'Evangile peuvent mon-

ÉPITRE DÉDICATOIRE. vij

trcr avec confiance aux ennemis comme aux amis du nom chrétien!

Daigne le Père des lumières et le Dieu des vertus faire servir nos Discours au triomphe de ces doctrines sacrées, qui sont la meilleure garantie et de la soumission des peuples et de la justice des Rois!

Je suis avec respect,

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