CHEVAUX DANS LA PRAIRIE
Photo Dur«nd-Ruel.
agreste des environs de Paris, aux vastes pelouses bordées de coteaux verdoyants piqués d'élégantes villas, dominées par des ciels joyeux et légers, dont le peintre exalte à plaisir le poudroiement.
Dans ces diverses compositions, le harnachement des animaux, la carrosserie des équipages, l'allure des cochers, des valets de pied> sont rendus impeccablement .
Le public de ces hippodromes, outre les lads, les jockeys et les chevaux, consiste en gentlemen parieurs, grandes dames, et autres, mais toujours en un monde nettement défini ; Degas, avec son observation sagace, le situe avec une précision absolue. Ce ne peut être que celui des courses, et non un autre. Il faut de toute nécessité, quoique le cheval n'apparaisse pas, faire rentrer dans cette série un important pastel représentant trois jeunes femmes à mi-corps, en toilette d'hippodrome, causant sur un balcon de tribunes.
Notons, du maître, une dernière toile de chevaux, dans un genre différent — il ne s'agit plus des élégances du turf — dont le dîssin reste aussi infaillible : Chevaux de labour, appartenant à M. Durand-Ruel.
Ce qu'il faut également admirer sans réserve, ce sont les fantastiques dessins crayonnés à l'intention de ces mêmes tableaux de chevaux ; plusieurs ont été reproduits dans l'album publié par Manzi et Joyant.