‹ Degas (volume 5)Chapitre 18 sur 37 · FEMME A LA POTICHE · texte numérisé non relu

FEMME A LA POTICHE

Cliché DnieU

Collection Durand-Ruel.

LES DANSEUSES AU PIANO (Peinture)

Pholo Durind-Ruel. , ' ')

Collection de M"* Montsomery-Seart.

LA FAMILLE MANTE (Putel)

PKoto Durand-Ruel.

Que ces messieurs le veuillent ou non, Degas conduit l'École française dans la voie de l'objective observation, par une sorte de développement scientifique, de recherche absolue de la vérité. Il faut reconnaître que les jeunes générations l 'écoutent bien plus volontiers et avec autrement de profit qu'elles n'écoutent les pontifes de la maison du coin du quai Malaquais.

Laissons cela. Degas ne fut pas naturellement sans se rendre compte

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Collection T. Sardnal.

Photo Durand-Ruei.

LA LEÇON DE DANSE (Paatcl)

de ce que lui devaient ceux qui semblaient l'ignorer, ne pas compter avec lui, le laisser même complètement de côté.

« On nous fusille », dit-il un jour, à leur sujet, « mais on fouille nos poches » ; et un autre jour : « Ils volent de nos propres ailes. »

Eug. Delacroix n'avait-il pas écrit, plus d'un demi-siècle auparavant, que ceux qui le pillaient et vivaient de sa substance, criaient haro devant ses œuvres?

D'un tel ostracisme, Degas se vengeait, fans plus, par des aphorismes sanglants, sachant qu'un jour plus ou moins lomtam se lèverait, cii il aurait le dernier mot. Serait-il encore de ce monde? Peu mportait. Le maître n'ignorait pas que le sort ordinaire des prophètes est d'être lapidés ; mais

l'erreur de la veille devient la vérité du lendemain. La nouveauté froisse les masses dans leurs habitudes moutonnières. L'imitation devient ainsi la règle.

Il faut cependant reconnaître que quelques artistes, non des momdres, de ceux qui comptent et surtout compteront : Toulouse-Lautrec, Forain,

Photo Durand-Ruel.

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