‹ Dégénérescence, Volume 1Chapitre 9 sur 60 · Falret, Annales médico-psychologiques, 1867, p · texte numérisé non relu

Falret, Annales médico-psychologiques, 1867, p

imme compétent de distinguer, au premier e génie sain du dégénéré hautement ou utement doué. Que Ton enlève à celui-là la lière par laquelle il est un génie, et il resencore un homme capable, souvent d'une

d'une habileté supérieures, moral, apte à L saura partout tenir sa place dans notre ial. Que l'on tente la même épreuve avec le on n a qu'un criminel ou un fou que Thuma-

peut employer à rien. Si Gœlhe n'avait a seul vers, il n'en aurait pas moins été un lien te compagnie, de bons principes, un fin 'art, un collectionneur plein de goût, un nétrant de la nature. Que Ton se représente, un Schopenhauer qui n'aurait pas été Tauétonnants, et l'on n'aurait devant soi qu'un ;sant que ses mœurs devaient exclure de toute e et que son délire de la persécution désiile d'aliénés. Le manque d'accord, le défaut

côté singulièrement inutile et non satisfaila faculté à reconnaître chez le dégénéré de t les yeux de tout observateur sain qui ne se encer par l'admiration bruyante de critiques générés, et lui permettront toujours de ne

)rdinairement des facuUés intelleclueUes très iné- )pées, faibles dans leur ensemble et remarquables titudes spéciales; ils ont montré des dispositions our le dessin, le calcul, la musique, la sculpture .. et à côté de ces facultés isolément développées passer pour des petits prodiges, ils ont offert la d'énormes lacunes dans leur inteUigence et une it radicale des autres faculté?. ».

pas confondre le mattoide avec Thomme exceptionnel sain qui ouvre de nouveaux sentiers à Thumanité et la mène à de plus hauts développements. Je ne partage pas Tavis de Lombroso, affirmant que les dégénérés de génie constituent une force propulsive du progrès humain \ Ils séduisent et aveuglent, ils exercent. malheureusement aussi fréquemment une action profonde, mais celle-ci est toujours néfaste. Si on ne le remarque pas tout de suite, cela apparaît plus tard. Si les contemporains ne le constatent pas, l'historien de la civilisation le montre ultérieurement. Ils dirigent également Thumanité, par des sentiers propres qu'ils ont trouvés eux-mêmes, vers des buts nouveaux, mais ces buts sont des abîmes ou des déserts. Ils sont des guides dans les marécages comme les feux-follets, ou dans la perdition comme le preneur de rats de Hameln. Leur infécondité sinistre est expressément mise en relief par les observateurs. « Ce sont », dit Tarabaud, « des bizarres, des originaux, des déséquilibrés, des incapables; ce sont de ces individus dont on ne peut pas dire qu'ils ne soient pas intelligents, mais ils ont une intelligence improductive ^ ». « Un caractère commun les unit », écrit Legrain : « la faiblesse du jugement et l'inégal développe- /mentdes facultés intellectuelles.... Les conceptions ne sont B jamais élevées, le débile est incapable d'avoir de grandes jpensées, des idées fécondes ; ce fait contraste singulière- ! ment avec le développement exagéré de ses facultés Imaginatives ^ ». « S'ils sont peintres », lit-on chez Lom-

i. Nouvelle Revue, 15 juillet 1891.

2. Tarabaud, Des rapports de la dégénérescence mentale et de Vhystérie, Paris, 1888, p. 12.

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