Serafino (éd. 1548, fol. 162 v
Cosi sperando, spero non finire,
Che premio haro del mio fidel servire.
Britonio, Gelosia del Sole, fol. 20 v° :
Tra la speranza disperar mi fate.
— Cf. Délie, diz. 99.
Si en ton lieu j'estois, ô doulce Mort ',
Tu ne serois de ta faulx dessaisie.
O fol, l'esprit de ta vie est jà mort.
Comment ? je voy. Ta force elle à saisie.
Je parle aumoins. Ce n'est que phrenesie.
Vivray je donc tousjours ? non : Ion termine
Ailleurs ta fin. Et ou ? Plus n'examine.
Car tu vivras sans Cœur, sans Corps, sans Ame 2,
En ceste mort plus, que vie, bénigne,
Puis que tel est le vouloir de ta Dame.
Quiconque à veu la superbe Machine, Miracle seul de sa seulle beaulté, Veit le Modelle a ma triste ruyne
LXXI. — i. j'estoys (T) — 4. je vois — 9. bénigne (suivi d'un point) LXXII. — i.a(T)— ;. Veid
1. Ce genre de dialogue est très fréquent chez les Pétrarquisants. Cf. Serafino, Menghini, p. xl :
Morte. — Clie vuoi ? — Sol te. — Eccomi qui Che voi da me ? — Soccorso al mio dolore.
— In che modo? — Di vita priva si.
— Io non posso — Perché ? — Non vuoi amore.
— Aimé ch'ognhora cento io son con ti.
— Non tu. — Ma chi ? — Credo che sia el tuo core.
— Chi mi tien vivo ? — Amore ti sostiene.
— Non vivo ? — Morto e vivo te mantiene.