LXXV. — 2. Je propose de lire : Je n'espargnay
1. Ce dizain est peut-être inspiré du morceau suivant de F. Habert (la Jeunesse du Banny de Liesse escholier estudiant a Tbolose, Paris, D. Janot, 1541, fol. 14 r°).
Cupido, considérant la dame du poète, en est « vaincu et pris ». Donc, continue l'auteur, esbahir ne me fault si je suis
Banny plus fort, quand des yeulx je poursuys
Vostre port guay qui mon pauvre cueur poingt,
Veu que h Dieu d'Amour je ne suis point :
Donc puisqu'ung dieu si ces deux yeulx desbende
A vousaymer vostre port luy commande,
Je qui n'ay pas une telle puissance,
Vaincu je suis par plus grand apparence...
2. Cf. Bembo, Aplani, éd. Sonzogno, p. 128 : « Affine che noi con la ragione innalzandoci diveniamo Iddii », traduit ainsi par J. Martin (éd. cit., fol. 142 v°) : « Nous devenons dieux en suyvant les bonnes & vertueuses choses. »