CXXXI. — 7. vennes
Raccendono uno ardor spento di poco, Come una torcia mentre ch' arde è splende, La smorza il fiato, e'1 fiato la raccende. Idem, fol. 144 r°, et Menghini, p. 195. — Cf. Délie, diz. 196. Hélisenne de Crenne, Epitres famil., fol. M 5 v° : « Amour se peult comparer à une flamme & ardeur : laquelle s'elle n'est aucunesfois ventilée & souflée, elle se meurt en peu de temps. Au contraire, à force de concussions & agitations continuelles, nous la voyons acroistre & augmenter. » C'est là un cliché fréquent à l'époque. — Cf. Délie, diz. 196 et 289 . 1. Cf. Délie, diz. 327 et les notes. — Cl, Marot, De Diane (éd. Jannet, 111,28) :
L'enfant Amour n'a plus son arc estrange. Ce n'est pas Marot que Scève suit ici : il prend pour modèle Michel d'Amboise, comme, dans le diz. 327; mais il tire la fin de sa pièce d'un autre passage de cet auteur {lés Cent Epigrammes. Paris, Alain Lotrian, s. d., priv. du 6 mars 1552, fol. 43 r° et v°) : Apollon prend la dame du poète pour Diane sa sœur. Junon lui dit pour le tirer d'erreur : Il est tout vray qu'elles sont tressemblables Fors en ung cas : car seullement les bestes Ta seur meurtris! : mais les hommes honnestes Ceste cy prend par ses moyens affa blés. La source commune est Angeriano {Erolopaegnion, fol. 17 r° et V) De Caelia venante.
Dum vaga venatur per nostros Caelia saltus,
Hanc cernens, subito Delius obstupuit:
Cur his errât, ait, campis germana' remotis ? Et juga Parthenii linquit amœna soli ?
Le bon Nocher se monstre en la tempeste, Et le Souldart au seul conflict se prceuve * :
Dum sic miratur, vergit sua lumina : Cynthum
Lustrât, & hic vero est lumine visa soror. Anne duas, inquit, peperit Latona Dianas ?
Quae consanguinea est, ista vel illa mihi ? Haec vadit passis, & passis illa CApillis :
Haec placet insigni pectore, & illa placet. Nusquam tam similes toto sunt orbe Dianae :
Una stat effigies, unus utrique décor.
Venantes ambae, verum ; sed dispare praeda, Juno ait, haec boulines confiât, illa feras.
i. Pourl'emblème et les derniers vers du dizain, cf. Chariteo (éd. Pércopo, son. 18, fol. 157 V) :
Per l'aere vo volando, et son portato Da tempestosi venti, et non mi movo.