Cf. Pétrarque
Quel fuoeo ch'io pensai cbe fosse spento Dal freddo tempo, e da l'eta men fresca
3. Thomas Morus eut la tète tranchée en 1535. Chancelier de Henry VIII, dès 1529, il s'était opposé aux réformes que ce roi voulait introduire dans l'Eglise ; il refusa de se séparer de l'Eglise Romaine. On l'enferma à la Tour de Londres, et sa mort tut celle d'un martyr. Le plus connu de ses ouvrages est son Utopie, intitulée De optimo reipublicae statu, deque nova insula Utopia, Louvain, 15 16. — Ce dizain de Scève est un argument sérieux contre l'hypothèse de son protestantisme, en faveur de laquelle aucune preuve péremptoire n'a été apportée. (Cf. Baur, Maurice Scève et la Renaissance lyonnaise, pp. 127-128.)
IIO DELIE
Voy que l'Hyver tremblant en son séjour ', Aux champs tous nudz sont leurs arbres failliz. Puis le Printemps ramenant le beau jour, Leur sont bourgeons, fueilles, rieurs, fruictz sailliz
Arbres, buissons, & hayes, & tailliz Se crespent lors en leur gaye verdure.
Tant que sur moy le tien ingrat froit dure, Mon espoir est dénué de son herbe :
Puis retournant le doulx Ver sans froidure Mon An se frise en son Avril superbe.
Et Helicon, ensemble & Parnasus, Hault Paradis des poétiques Muses, Se démettront en ce bas Caucasus :
Ou de Venus les troys fainctes Méduses 2 Par le naïf de tes grâces infuses Confesseront (toutesfoys sans contraincte) La Deité en ton esprit empraincte Thresor des Cieulx, qui s'en sont devestuz Pour illustrer Nature a vice astraincte, Ore embellie en tes rares vertus.