CCLXXIX. — 7. recueil CCLXXX. — 5. froid par chauld
2. Cf. Hecatompbile... Ensemble les Fleurs de Poésie françoyse... Lyon, F. Juste, s. d.(mais antérieur à 1540), fol. G vii r° :
' Complaincte a une Dame sur la délivrance des Ames tenues es Limbes.
Dieu tout puissant délivra en ce jour
Des bas Enfers les languissantes âmes.
Et vous pour plus m'eslongner de séjour
Tenez la mienne en trop cruelles flammes.
Ceulx qui pieça gisent dessoubz les lames
Ont à leurs maulx trouvé allégement,
Et le mien est augmenté doublement :
Car vous voulez qu'en moy tout seul demeure
Le mal de ceulx qui sont hors de tourment,
Et qu'en vivant plus que les mort\ je meure.
— Cf. Délie, diz. 279 et 281.
Pour tousjours cstre autant tout mien, que tien :
Parquoy vivant en un si vain maintien,
Je meurs tousjours doulcement sans mourir.
En son habit tant humainement coincte, En son humain tant divinement sage, En son divin tant a vertu conjoincte, En sa vertu immortel personnage.
Et si la Mort, quelque temps, pert son aage Pour derechef vivre immortellement, C'est qu'elle vive à vescu tellement, Que par trespas ne mourra désormais, A f fi ii qu'au mal, qui croist journellement, Tousjours mourant je ne meure jamais «.