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DIZAINS CCCLVIII-CCCLX

Quand l'ennemy poursuyt son adversaire Si vivement, qu'il le blesse, ou l'abat : Le vaincu lors pour son plus nécessaire Fuyt ça, & là, & crie, & se débat.

Mais moy navré par ce traistre combat De tes doulx yculx, quand moins de doubte avois, Celé mon mal ainsi, comme tu vois, Pour te monstrer a l'œil evidamment, Que tel se taist & de langue, & de voix, De qui le cœur se plaint incessament'.

En ce Faulxbourg celle ardente fornaise 2 N'esleve point si hault sa forte alaine, Que mes souspirs respandent a leur aise, Leur grand' fumée, en l'air qui se pourmeine. Et le Canon, qui paour, & horreur meine 3, Ne territ point par son bruyt furieux.

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