V. encore Serafino (éd. Menghini, son. 55, p
Scève traduit ici un passage du 1" dialogue de Sperone Speroni, fol. 21 r°: « Cosi corne, tutto che'l Sole con la sua luce sia cagione che'egli si veda ogni cosa, nondimeno per troppo affisarsi nel suo splendore, perde l'occhio la vista ; cosi l'amarmi voi oltre a quelgrado, ch'à miei meriti si conviene, è smisurata félicita; dalla quale abbagliata l'anima mia smarrisce il senso d'ogni sua gioia : non altramente che Semele alla presentia di Giove suo amante, di baleni & di folgori circondato, perdesse la vita. »
2. Ce que Scève appelle ici du nom de ciel, c'est le front de sa dame, «t ses yeux (mais Scève ne le dit pas) en sont les « épicicles ». On trou-
DIZAINS CCCCXLIII-CCCCXLV 3OI
Mais trop plus digne a si doulce folie,
Créa Amour sainctement phrenetique,
Pour me remplir d'une melencolie
Si plaisamment, que ceste qui me lye
A la Vertu me pouvant consommer, [202]
Pour dignement par Raison renommer
Le bien, du bien qui sans comparaison
La monstre seule, ou je puisse estimer
Nature, Amour, & Vertu, & Raison.
Ainsi qu'Amour en la face au plus beau, Propice object a noz yeulx agréable, Hault colloqua le reluysant flambeau Qui nous esclaire a tout bien désirable, Affin qu'a tous son feu soit admirable, Sans a l'honneur faire aulcun préjudice. Ainsi veult il par plus louable indice,