XLII. — 9. void
et faible. Puis « le cœur de nostre corps par son mouvement perpétuel agite son prochain sang parmy les esperitz en tout le corps... »
1. Lieu commun emprunté à Ovide et passé eu proverbe, très fréquent en Italie et en France. Ovide, Her. xn, 37-38 :
Quis enim bene celât amorem ?
Eminet indicio prodita flamma suo.
Pétrarque, canz. Ben mi credea :
Chiusa tîamma è piu ardente.
On retrouve ce proverbe dans Serafino (éd. 1548), fol. 142 v°, et dans PanfiloSasso (Venise, 1 519), fol. b 8. — Cf. les Fleurs de Poésie francoyse... fol. F :
Tousjours le feu cherche a se faire veoir. . . Jehan Marot, Recueil, fol. A 7 r° :
Car il n'est feu, quelque part qu'on le cache, Dont il ne sorte ou fumée ou chai leur.
2. Cf. Catulle, C«r;«.86. — Jardin de Plaisance, fol. 69 r°, 75 r°, 77 r°,
Procédé de style très fréquent àl'époque, et qu'on trouve déjà en 1 iJ2 dans la Fleur de Poésie francoyse :
Moins je la veulx, plus m'en croist le désir, La désirant on m'en veult divertir, L'ung par raport, ce l'autre par mesdire: Mais puis qu'amour m'A voulu la choysir
Plus je l'estime, & moins compte j'en fais : Plus je la fuys, plus veulx, qu'elle me sache.
En un moment deux divers traictz me lasche Amour, & hayne, ennuy avec plaisir. [24]
Forte est l'amour, qui lors me vient saisir, Quand hayne vient & vengeance me crie : Ainsi me faict hayr mon vain désir Celle, pour qui mon cœur tousjours me prie.
Si le soir pert toutes plaisantes fleurs,
Le temps aussi toute chose mortelle,
Pourquoy veult on me mettre en plainctz & pleurs,
Disant qu'elle est encor moins, qu'immortelle ?
Qui la pensée, & l'œil mettroit sus elle, Soit qu'il fut pris d'amoureuse liesse, Soit qu'il languist d'aveuglée tristesse, Bien la diroit descendue des Cieulx,] Tant s'en faillant qu'il ne la dist Déesse, S'il la voyoit de l'un de mes deux veulx.
Ma face, angoisse a quiconques la voit,
XLIII. — }. estime (sans virgule) — 4. veux — IJ4J n'a Pas de ponctuation après sache