‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 106 sur 372 · Inspiré de Sannazar {Rime, parte II, son · texte numérisé non relu

Inspiré de Sannazar {Rime, parte II, son

Quando apersi, oimè, gli occhi, e vidi il Sole. — Cf. Délie, diz. 304.

DELIE

Au recevoir Taigu de tes esclairs ^ Tu m'ofFuscas & sens, & congnoissance.

Car par leurs rays si soubdains, & si clairs, J'eu premier peur, & puis resjouissance : 5 Peur de tumber soubz griefve obéissance : Joye de veoir si hault bien allumer.

Osas tu donc de toy tant présumer, Oeil esblouy, de non veoir, & de croire, Qu'en me voulant a elle accoustumer, 10 Facilement j'obtiendrois la victoire ?

Ne t'esbahis, Dame, si celle fouldre Ne me fusa soubdainement le corps 2.

Car elle m'eust bien tost réduit en pouldre. Si ce ne fust, qu'en me tastant alors, 5 Elle apperceut ma vie estre dehors,

Heureuse en toy : D'ailleurs, elk n'oftense Que le dedans, sans en faire apparence, Ce que de toy elle à, certes, appris.

Car je scay bien, & par expérience, 10 Que sans m'ouvrir tu m'as ce mien cœur pris.

LXXX. — 3. si soubdain — 4. resjouyssance LXXXL — I. t'esbays(T)

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