‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 112 sur 372 · LXXXIX. — Var. de 1^42 (voir n. 2) : i. perdict · texte numérisé non relu

LXXXIX. — Var. de 1^42 (voir n. 2) : i. perdict

est cause que moins elles se sentent. » Ce proverbe est d'ailleurs encore vivant en Italie : cf. Pèrcopo, éd. citée, t. II, p. 338, note ; Tebaldeo (capitolo 10); Chariteo, éd. citée, p. 338, v. 243. — Helisenne de Crenne, Epistres familières (ép. 3) : « Las je te supplie que vueilles considérer que la chose qui se souffre en compagnie, ne doit estre dite intoUerable » (fol. X 2 v° de l'éd. 15 51). — F. Habert, Jeunesse du Banny de liesse^ fol. 22 r*. — Ronsard le répétera aussi (^moMr5,I, cxxii, éd. Blanchemain,

1. La Deplourahle fin de Flamete, fol. H ii v° : « Et en ce que je te escript, tu penseras pour satisfaire a Dieu, au monde, & a ta coulpe. »

2. Ce dizain, comme le 82®, avait paru en 1542 dans la Fleur de Poésie francoyse (voir diz. 82, n. i), fol. D 6 v°.

Il est traduit de J. Vulteius (/o. Vulteii Rhemensis Hendecasyllaborum lihri quatuor, Paris, Simon de Golines, 1538, fol. 12 r°) :

Vulteius de se, Venere & Cupidine.

Telum perdidit in me Amor, quod infans Misit. Dein graviter dolere cœpit.

Scivit hoc Venus, atque corde ab imo

DELIE

Tant que par pleurs son brandon feit esteindre, Dont aigrement furent contrainctz de plaindre : Car TArchier fut sans traict, Cypris sans flamme.

Ne pleure plus, Venus : Mais bien enflamme Ta torche en moy, mon cœur l'allumera : Et toy, Enfant, cesse : va vers ma Dame, Qui de ses yeux tes flesches refera.

Par ce hault bien, qui des Cieulx plut sur toy, Tu m'excitas du sommeil de paresse ^ : Et par celuy qu'ores je ramentoy,

LXXXIX. — Var. de 1^42 : 4. Tant qu'elle fit par pleurs sa torche estaindre — 5. contrains — 6. Car amour fust sans feu remis sans flamme. — 9. Et toy amour cesse : — 10. Q.ui de ses yeulx d'aultres traictz te fera. — Var. de 1^64 : 10. yeulx

Tôt suspiria traxit, ut suum ignem

Extinctum lachrymis suis videret.

Q.UO queri acrius ambo sunt coacti.

Namque igne haec spoliata, & ille telo est.

Qiiibas sic ego : Ne gemas, Venus, sed

In me accende facem, tuasque flammas,

Ignem restituet tibi meum cor.

Et tu cessa, Amor, ad meaeque pergas

Ocellos dominae, altéras sagittas

Reddant; sed moniticavete posthac.

On trouve une pièce analogue dans les Cent Epigrammes.,. de Michel d'Amboise. Paris, A. Lotrian, s. d., priv. du 6 mars 1532 (fol. 41 r**). Le modèle commun qu'ont imité Vulteius et d'Amboise est Pontanus (Eridan,, lib. I, éd. Henricpetri, Bâle, 1556, p. 3572), pièce intitulée : De Venere et Amore, qui commence ainsi : « Exhausit pharetram Veneris puer... » (Les poésies de Pontanus parurent dès 1505 et furent souvent réimprimées).

I. Cf. Délie, diz. 97. — C'est un cliché pétrarquiste. Pétrarque, son. Quando fra Valtre donne... :

Da lei ti vien l'amoroso pensiero Che mentre '1 segui, al sommo ben t'invia. . . Bembo (Asolani, éd. Sonzogno, p. loi, et trad. de Jehan Martin, 154S, fol. 109 V*) : (( Perciocchè incontinente cheAmorecon gli occhi d'alcuna bella donna primieramente ci fiere, destasi l'anima, nostra... » Dans ce long passage, Bembo montre comment Tamour élève l'âme jusqu'aux plus hauts sommets de l'idéal.

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