Nombres, xvi
Bembo, Asolani (éd. Sonzogno^ 1880, p. 33) : « Altri fia, che senza cuore, si viverà, a donna, che mille strazi ad ogni ora ne fa, avendol dato ; altri ora in fonte si trasmuta, ora in albero, ora in fiera : e chi portato da forzevoli venti ne va sopra le nuvole stando per cadere tuttavia, e chi nel centro délia terra e negli abissi piu profundi si dimorà. » Rabelais (III, xix) : Sœur Fessue eût craint en dévoilant sa faute d'attirer le feu du ciel sur l'abbaye, et de la faire tomber « en abisme avec Dathan et Abiron. »
H. de Crenne, Epitres invecttveSy 1551 (fin delà 5* invective). Elle voue les habitants de Icuoc (Couci) à tous les malheurs pour leur méchanceté : « Je vouldroys que ce qui intervint à Dathan et Abiron leur puisse arriver. » Cette allusion à Dathan et Abiron était alors très banale.
Eustorgde Beaulieu(/^5 Divers Rapport^. , . Lyon, Pierre de Saincte Lucie (dict le Prince), 1537) mentionne cinq « placquars mys par lesditz paintres [ceux de Lyon] le jour de la feste du Sacrement au dit an (1536) autour de l'eschauffault ou ilz jouèrent le murmurement & fin de Chore, Dathan & Abiron [voir au fol. D 6 v° de l'éd. des Divers Rapport^ de Paris, A. Lotrian, 1544]. Si c'est cette représentation qui a inspiré le dizain de Scève, il serait donc de 1536, mais ce n'est qu'une conjecture. — Cf. Délie, àiz. iiS,
3. Le souvenir de David et Bersabée revient souvent dans les écrits du XV* et du début du xvi* siècle (voir Jardin de Plaisance, éd. Martin Boullon, s. d., fol. 132, 142). Bersabée est citée dans les énumérations que font presque tous les rhétoriqueurs des victimes de l'amour.
DELIE
Et le flagrant de sa suave alaine Apouriroyt Todorante Sabée K
Vivacité en sa jeunesse absconse, Docile esprit, object de la Vertu, L'oracle fut sans doubteuse response, Qui mon certain à ainsi debatu, Qu'après avoir constamment combatu, Ce mien travail jamais ne cessera.
Donc aultre Troye en moy commencera ^ Sans recouvrer ma despouille ravie, Comme elle seule à esté, & sera Mort de ma mort, & vie de ma vie.