CCXXXIX. — 8. rythme
n. Pétrarque, son. Aspro core e selvaggîa e cruda voglia.,, — C'est un thème banal chez les pétrarquisants.
Cf. Jehan Marot, Recueil^ fol. E 3 r° ;
Car feu d'amour qui brusle ma poitrine,
L'eaue de mes yeulx que douleur rend & fine
De te dompter n'ont aucune vertu.
Voilà comment marbre & fer passes tu
En grand durté qui le tien cueur domine, et plus loin, fol. E 6 v° :
Cueur endurcy plus que la roche bise.,.
N'est il moyen de temollifier?
— Cf. encore Dtf/î>, diz. 357.
DELIE
Trouve le joug, a tous aultres saulvage. Le Paradis de son contentement.
Pource asservit ce peu d'entendement Affin que Famé au Temps impérieuse, Maulgré Fortune, & force injurieuse, Puisse monstrer servitude non faincte, Me donnant mort sainctement glorieuse,
Te donner vie immortellement saincte.
Ce n'est point cy, Pellerins, que mes vœutz ' Avecques vous diversement me tiennent.
Car vous vouez, comme pour moy je veulx, A Sainctz piteux, qui voz désirs obtiennent. Et je m'adresse a Dieux, qui me détiennent. Comme n'ayantz mes souhaictz entenduz.
Vous de voz vœutz heureusement renduz Grâces rendez, vous mettantz a dancer : Et quand les miens iniquement perduz Deussent finir, sont a recommancer.
En ce sainct lieu. Peuple devotieux^.
Tu as pour toy saincteté favorable :
Et a mon bien estant negotieux, Je Tay trouvée a moy inexorable.