‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 266 sur 372 · Cf. Deîief diz. 280 et · texte numérisé non relu

Cf. Deîief diz. 280 et

2. Cf. Hecatomphile.,, Ensemble les Fleurs de Poésie françoyse... Lyon, F. Juste, s. d.(mais antérieur à 1540), fol. G vii r° :

Complaînde a une Dame sur la délivrance des Ames tenues es Limbes,

Dieu tout puissant délivra en ce jour Des bas Enfers les languissantes ames.

Et vous pour plus m'eslongner de séjour Tenez la mienne en trop cruelles flammes. Ceulx qui pieça gisent dessoubz les lames Ont à leurs maulx trouvé allégement, Et le mien est augmenté doublement :

Car vous voulez qu'en moy tout seul demeure Le mal de ceulx qui sont hors de tourment, Et qu'en vivant plus que les mortx. je meure. — Cf. Délie ^ diz. 279 et 281.

Délie, i j

DELIE

Pour tousjours estre autant tout mien, que tien

Parquoy vivant en un si vain maintien,

Je meurs tousjours doulcement sans mourir.

En son habit tant humainement coincte.

En son humain tant divinement sage, En son divin tant a vertu conjoincte, En sa venu immortel personnage.

Et si la Mort, quelque temps, pert son aage Pour derechef vivre immortellement, Cest qu'elle vive à vescu tellement, Que par trespas ne mourra désormais, Affin qu'au mal, qui croist journellement, Tousjours mourant je ne meure jamais ^

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