I. — 2. impourveiië — 4. basilîsque — veuë — 5. despourveue
1. La vue est par excellence le sens qui nous révèle la beauté (Castiglione, Cortegiano, éd. Vittorio Cian, 1910, liv. IV, chap. lxii et suiv. ; Bembo, Asolani,éà. Sonzogno, pp. 88 et 115). — C'est par le regard que Tamour se communique. Voir dans Marsile Ficin (éd. de Lyon, Ant. Vincent, 1548, p. 279, col. 2 et p. 280, col. i), dans Niphus (De pulchro et amorCf 1549, p. 191), dans la Diffinîtion & Perfection d'Amour (Paris, Gorrozet, 1542, pp. 26, 27 et 28), comment la bizarre physiologie du temps prétend l'expliquer. Cf. Délie, diz. 50 ; cf. aussi Serafino, éd. 1548, fol. 179 v« :
lo era il giorno, che mi prese Amore Sprovisto incauto etsen:{a alcun sospetto.
2. Léon Hébreu (trad. du Parc, i55i,p. 117) : « Le Basilisq 6" Vhouimr qui se tuent par le seul regard » . — Sannazar, Rime y parte II, son. 40 :
Si dolcemente col mirar m'ancide Questo mio nuovo, e raro hasilisco..,
— Voir encore h Secret d'Amours, composé par Michel d'Amhoyse (1542), fol. a 3 r°, ctDeJie, diz. 572. n. 2.
DELIE
Le Naturant par ses haultes Idées ^ Rendit de soy la Nature admirable.
Par les vertus de sa vertu guidées S'esvertua en œuvre esmerveillable.
Car de tout bien, voyre es Dieux désirable, Parfeit un corps en sa parfection.
Mouvant aux Cieulx telle admiration.
Qu'au premier œil mon ame l'adora^, Comme de tous la délectation Et de moy seul fatale Pandora.
Ton doulx venin 3, grâce tienne, me fit Idolâtrer en ta divine image Dont l'œil crédule ignoramment meffit Pour non preveoir a mon futur dommage.