Cf. DeHe.diz, 158, v
2. Thème rebattu chez les pétrarquistes, à l'imitation de Properce, liv. III, élég. II. — Cf. Scrafino (éd. Menghini, p. 141):
Orfeo cantando con l'aurata cetra Mosse queir ombre impalidite e smorte ; Ché ancor là dentro aile tartaree porte Da qualche tempo pur pietà se'mpetra.
Et io piangendo aria mosso una petra.
Macome piace a la fatal mia sorte Combatto da adamante un cor più forte, Che per ingegno alcun mai non si spetra,
Chariteo (éd. Pèrcopo, son. 54) :
Orpheo con suoi soavi e dolci accenti
De le fere mulceva il duro core.
Ma no' spero che mai la Luna mia Al suon di prieghi miei ritenga i passi. . . Helisenne, Angoisses, fol. O 6 : a Las quand Orpheus fut aux enfers pour recouvrer la belle Euridice, si doulcement chanta... Mais quand celuy Orpheus avec les neuf Muses en ma présence s'eforceroient de chanter & délicieusement, il seroit impossible de sçavoir le travail que je soustiens diminuer. »
DELIE
En mon travail, moy misérable, honteux Sans obtenir, tant soit petite grâce, N'ay peu tirer de sa bénigne face, Ny de ses yeulx une larme espuiser.
Qui sur mon feu eusse vive efficace, Ou de l'estaindre, ou bien de l'attiser.
Mon mal se paist de mon propre dommage \ Tant misérable est le sort des Amantz, Qui d'un second cuydantz prétendre hommage Ensemble sont eulx mesmes consommantz.
Dont en mon mal mes esperitz dormantz, Et envielliz me rendent insensible.
Quasi voulantz, que contre l'impossible Je vive ainsi une mourante vie, Qui en l'ardeur tousjours inconvincible Plus est contente^ & moins est assouvye.