CCCXXIV. — 7. soub-riz
I. En 1536, François PMeva une armée contre le duc de Savoie, Charles III. Le duc s'enfuit et mourut en exil. La cause de cette guerre fut la duplicité du duc entre le roi et l'empereur ; il favorisait secrètement le second, dont il était le beau-frère ; il était l'oncle de François I*^ En 1536, ce dernier excédé déclara la guerre au duc de Savoie, à Lyon. Les populations de la Bresse passèrent volontiers à la France. Seuls, les clercs en voulaient à François de son alliance avec les Luthériens de Genève. (Voir J. Texte, de Antonio Saxano^ thèse, p. 27 sqq.). — Du Verdier place ces événements en 1535 : « Le roy François vient a Lyon ou il taict grande preparative de guerre, dressant une armée contre Charles duc de Savoye pour le recouvrement du droict qu'il prétend à la duché de Savoye, a cause de feu Loyse de Savoye sa mere, de laquelle il est principal héritier ; prétendant aussi Nice, Villefranche & la Principauté de Piémont luy competer comme des appartenances de la comté de Provence... L*armee francoyse donc très bien équipée & conduitte par messire Philippes Chabot admirai de France, passant par les païs de Bresse & de Savoye, y prend toutes les bonnes villes : ensemble la plus part des forteresses ; puis gaignant le Piémont, renge Turin sous robcys- 5ancc du roy de France. » (Prosopographie, t. III, p. 2423),
DIZAINS CCCXXIV-CCCXXVI
Par sainctes mœurs, qui sont evidamment Un Paradis a tous espritz marriz % Et au mien triste un Enfer ardemment.
D'un magnanime, & haultain cœur procède A tout gentil de donner en perdant :
Mesme qu'alors tant tout il se possède, Que sien il est, tout aultre a soy rendant ^.
Et tu m'as veu, jà long temps, attendant De ta pitié si commendable usure.
Que sans point faire a ta vertu injure, Plus, que pour moy, pour toy je m'esvertue. Et par se nom encor je t'en adjure.
Qui en mon cœur escript te perpétue.
Je souspiroys mon bien tant espéré.
Comme un malade attend a son salut, Cuydant avoir asses bien prospéré. Ou vain espoir rien, ou peu, me valut :
CCCXXIV. — 10. IS44 IS^4 portent tristé^ faute évidente. CCCXXV. — 8. m'esvertuë — 9. 1/ faut prohahlement lire ce et non se Cf. la même confusion entre les deux mots au di^. 517. — 10. perpétue CCCXXVI. - 3. assez
1. Roman de la Rose, éd. Méon, v. 4338 [parlant d' « Amours] » :
C'est ris plains de plors & de lermes, Repos travaillans en tous termes ; Ce est enfers li doucereus, C'est Paradis li dolereus. . .
— Chariteo (éd. Pèrcopo, t. II, son. 10$) :
Ch' essendo voi présente a gli occhi miei Vedro nel mezzo inferno un Paradiso...