Allusion à Daphné, métamorphosée en laurier
4. Allusion à Mausole et Artémise : cf. Aulu-Gelle, Noct. Attic.y X, 18, et Valère Maxime, IV, 6.
— Serafino (éd. Menghini, p. 99) :
Qjuando el mîo core afflitto Remise in te, sepulcro e mio sostegno . . ,
— Bernard© Accolti, Virginia (Venise, i$53, fol. 48 x°) :
Sienmi le braccia tue con nuova sorte Carcere in vita, e sepoltura in morte...
— Voir encore les Fleurs de Poésie franœyse, Lyon, F. Juste, fol. H 6 v** :
Si l'amefaict aux lieux sa pénitence La ou le corps vivant la faict pécher, En toy sera la mienne résidence...
DELIE
Car si vivant sur Terre, & soubz les Cieulx, Tu m'as tousjours esté guerre implacable, Apres la mort en ce lieu précieux Tu me seras, du moins, paix amyable.
Appercevant cest Ange en forme humaine,
Qui aux plus fortz ravit le dur courage
Pour le porter au gracieux domaine
Du Paradis terrestre en son visage,
Ses beaulx yeulx clers par leur privé usage
Me dorent tout de leurs rayz espanduz.
Et quand les miens j'ay vers les siens tenduz, Je me recrée au mal, ou je m'ennuye, Comme bourgeons au Soleil estenduz.
Qui se refont aux gouttes de la pluye.
D'elle puis dire, & ce sans rien mentir, Qu'eir à en soy je ne scay quoy de beau, Qui remplit l'œil, & qui se fait sentir Au fond du cœur par un désir noveau, Troublant a tous le sens, & le cerveai:^^ Voire & qui l'ordre a la raison efface.
Et tant plus plaict, que si attrayant face Pour esmouvoir ce grand Censeur Romain % Nuyre ne peult a chose qu'elle face, Seure vivant de tout oultrage humain.
CCCCVIII. — 9. prccieulx CCCCX. — 4. nouveau
I. Comptes amoureux de Madame Jeaiùie Flore, p. 88. Il est question d*une dame si belle « qu'elle eust peu d'un sien simple regard...
DIZAINS CCCCIX-CCCCXI
CCCCXI ^
Au doulx rouer de ses chastes regardz Toute doulceur penetramment se fiche Jusqu'au secret, ou mes sentementz ars Le plus du temps laissent ma vie en friche, Ou du plaisir sur tout aultre bien riche Elle m'allège intérieurement :
Et en ce mien heureux meilleurement Je m'en voys tout en esprit esperdu.
Dont, maulgré moy, trop vouluntairement Je me meurs pris es rhetz, que j'ay tendu.