SCÈNE PREMIÈRE
FRASQUITA, JULÏA, DON ROQUE, entrant et laissant la porte ouverte. Julia dépose sur la tableune bougie allumée qu'elle tient à la main.
julia, paraissant laprcmière.
Et voici la chambre de Frasquita.
FRASQUITA.
Tout à côté de celle de ma cousine, sur le même palier. don roque , courant à la fenêtre et l'examinant. La fenêtre donne sur la cour, bien.
frasquita, s' asseyant sur la causeuse.
Comme c'est gai, de ne pouvoir regarder dans la rue!
DON ROQUE
J'ai mes raisons. (A lui-même.) Elle n'est pas grillée, c'est un défaut d'architecture.
julia.
Mon oncle, vous êtes une véritable charade depuis quelques jours... D'abord, vous quittez Alger où est votre maison de commerce...
FRASQUITA.
Vous nous faites partir subitement pour Paris , où nous emménageons dans cet appartement. . . qui se trouve tout préparé, tout meublé.
DON ROQUE
J'avais chargé l'un de mes correspondants de se charger de ce soin.
JULIA
Et vous ne nous donnez pas un mot d'explication.
DON ROQUE
Mes nièces , je suis Espagnol et négociant... Caramba! tout le monde sait que Don Roque-y-Moustachon est aussi jaloux de l'honneur de sa famille que de celui de sa raison commerciale ; pour ces deux fanatismes , je suis prêt à me faire couper en