‹ Démétrius Cydonès: correspondanceChapitre 101 sur 101 · Cf. Ehrhard, o. c., p · texte numérisé non relu

Cf. Ehrhard, o. c., p

206 les correspondants de démétrius cydonès

« homo ignotus ; e priore discere est monachum fuisse qui metropolim fugiens et imperatoris aulam, portum sibi quaesiverat in quodam montis Atho coenobio » ; et p. 270 : « fuisse senatorem innuebat modo scriptor ». D’après C., Calophéros semble avoir eu beaucoup d’influence à la cour ; on le trouve aussi dans le Péloponèse, en Sicile, en Italie, en France, chargé d’ambassades importantes ; il est ainsi envoyé à plusieurs reprises à Rome pour demander au Pape de l’aide contre les Turcs. Grégoras lui adresse une de ses lettres (Cf. Guilland, Corresp. de N. Grégoras, p. 117).

Lettres: 48, 79, io4, [121 ?], 122, [ 1 2 3 ?] , I24, 273, 359, [39o?].

Cantacuzène (Jean).

L’un des plus grands souverains et écrivains de Byzance. Cf. Krumbacher GDL 2 298-3oo. Elevé à la dignité de Grand Domestique par Andronic III, il gouverna presque autant que l’empereur qui ne se séparait jamais de lui ; désigné à sa mort comme régent de l’empire et tuteur des enfants d’Andronic, Cantacuzène se fit proclamer empereur en 1 34 1 - Ce fut la guerre civile pendant presque six ans; en i347 Cantacuzène s’empara de Byzance; il régna jusqu’en i355; il dut alors abdiquer en faveur de Jean V Paléologue, fils d’Andronic III et se retira au Mont Athos où il prit le nom de Joasaph. Les lettres de C. nous le montrent en i38o dans le Péloponèse où il soutient de ses conseils son fils Mathieu, despote de Mistra. Cantacuzène mourut le i5 juin 1 383. Son Histoire est avec celle de Grégoras l’unique source byzantine que nous ayons pour les événements de cette époque. C. fut profondément attaché à Cantacuzène dans la bonne et dans la mauvaise fortune.

Lettres : [6], 7, 8, 28, 32, 42, 43, 44, 45, 49, 5o, 5i, 56, 75,

Cantacuzène (Manuel).

Second fils de Jean Cantacuzène ; il vécut de i320, environ, à i38o ; sa vie est assez bien connue. Nommé despote en 1 348, chargé en i349 du gouvernement du Péloponèse et créé duc de Mistra, il gouverna avec beaucoup de sagesse et la Morée connut, sous lui, de longues années de prospérité.

Lettres: [3 ?], [5a], Γ53], [54], [58], 64, [65], [85].

Cantacuzène (Mathieu).

Fils aîné de Jean Cantacuzène; nous le connaissons par l’Histoire de son père. Marié en i34o par Andronic III à Irène Palcologine, prince belliqueux, empereur en 1 354, il dut se battre contre Jean V Paléologue à plusieurs reprises; il se réconcilia enfin avec ce dernier grâce à l’intervention du Patriarche Philothée ; après la mort de son

LES CORRESPONDANTS DE DÉMÉTRIDS CYDONÈS 207

frère Manuel (i38o), il lui succéda comme despote dans le Pélopoponèse, qu’il gouverna trois ans jusqu’à sa mort (i38o-i383), aidé et guidé par son père Jean Gantacuzène.

Lettre : ι3().

Cantacuzène (Théodore).

Personnage inconnu. Son nom ne figure pas parmi ceux de la famille de Cantacuzène ; celui-ci eut seulement une fille qui porta le nom de Théodora.

Lettre : 4a4-

Casandrènos (Alexios).

Ivrumbacher ( GBL 2, 468) se contente de le signaler comme correspondant de G. — Gasandrènos habitait le Peloponèse ; il semble aussi avoir fréquenté la cour ; il avait un frère nommé Sophianos ; Gasandrènos mourut avant C. qui était certainement bien plus jeune, car C. nous dit que Casandrènos l’aimait comme un père. Nous ignorons si Alexios Casandrènos était apparenté avec Démétrios Casandrènos de Thessalonique, ambassadeur de Gantacuzène, devenu moine sous le nom de Daniel et mort en i36i-i362.

Lettres : 4o, 429.

Chlairos (?)

Personnage inconnu. « Chlairos » est-il même bien son nom ? car il n’est pas très lisible dans le ms.

Lettre : 32 1.

Chrtsobergès.

Ivrumbacher (GBL2, 1 1 3) cite Chrysobergès avec d’autres qui prirent part aux disputes théologiques des xive-xve siècles, tels que Manuel Chrvsoloras et Isaïas Cvpros, en faveur des Latins ; dans la DZ, V, 23 1 et VI, 200 il l’appelle « Unionsfreund ». La Correspondance de G. nous apprend que Chrysobergès fut lié d’amitié avec Manuel Paléologue et qu’il vécut avec lui dans l’île de Lemnos, où Manuel fut relégué après Serres ; ce fut même C. qui présenta Chrysobergès à Manuel.

Lettres : 1 43, [157 ?], 198, 201.

Cydonès (Prochoros).

Frère de Démétrius et comme lui adversaire acharné des Palamites. Cf. Ivrumbacher (GBL2, 102). Même après le synode des Blachernes, 27 mai i35i Prochoros continua ardemment la lutte

2o8 les correspondants de démétrius cydonès

à Thessalonique et au Mont-Athos ; il réussit môme au Mont- Athos à gagner un grand nombre de moines. La Correspondance de son frère montre combien il eut à souffrir de la part de ses ennemis. Apres la mort de Palamas, Prochoros Cydones et Jean Gantacuzène, qui avait pris depuis peu de temps l’habit de moine, eurent une violente dispute théologique à la suite de laquelle le Patriarche intervint et on réunit un nouveau synode qui, en i368, condamna Prochoros: il fut obligé, semble-t-il, presque de se désavouer. C. dans ses deux lettres au Patriarche Philothee prend la défense de son frère et accuse l’Eglise d’étroitesse d’esprit. Prochoros mourut avant son frere Demetrius, comme la Correspondance nous le montre, certainement avant 1376 et probablement en 1370.

Lettres : 78, 210, 21 1.

Cyparissiotes (Jean).

Appelé « le sage », ennemi acharné des Hésychastes, disciple de Grégoras et, après sa mort, chef du parti antipalamite. Cf. Krumbacher GBL2, 106 ss.

Lettre : 100.

Galaktion.

Un Galaktion « amanuensis » du xive s. est mentionné par ΙΙαπαγεώργιος (BZ, III, 3a3), par Lambros (BZ, II, 65) et par Gardthausen (P. Gr., 32i). D’après les lettres de C., Galaktion était moine et s occupait de philosophie. Il semble aussi avoir été très lié avec Manikaïtès.

Lettre : 363.

Gattilusio (François).

C’est le célèbre Génois Francesco Gattilusio, qui, dans la Correspondance de C. paraît sous le simple nom de Φραντζίσκος ou de Φραντζίσκος ό Μιτυληναίος. Allié de Jean Y Paléologue dans sa lutte contre Cantacuzène, il entra avec lui à Constantinople en i354 ; pour le récompenser, Jean V lui donna en mariage sa sœur Marie et le gouvernement de Lesbos. G. se rendit souvent auprès de Gattilusio comme ambassadeur de Jean V Paléologue. Les détails que C. nous donne de sa mort sont fort intéressants. Sa mort doit être placée entre 1 383-i 387, et non, comme le croit Hopf (Chroniques grécoromaines p. 5oa), en i4oi ; car d’après une lettre de C. au Patriarche Nil, Gattilusio semble être déjà mort; or Nil fut Patriarche de Constantinople entre 1879-1387 ; d’autre part, en i383 ou très peu de temps après, Manuel Paléologue se réfugia auprès de Gattilusio, après Serrés.

Lettre : 87.

LES CORRESPONDANTS DE DÉMÉTRUJS CYDONÈS

Gattilusio (Jacopo).

C est le personnage qui, très vraisemblablement, se cache sous l’adresse « au fils de François » ; il succéda à son père à Lesbos. Il régna, d après Hopf, de i4oi à 1^27 ; mais d’après les lettres de Cydonès il dut succéder à son père en 1387, au plus tard.

Lettre : 191.

Georges philosophe.

Krumbacher ( GBL 2, 448) le donne comme un personnage inconnu. D. B.issi (/?ί'υ. Fil. e istr. class. XXVI, 385) en étudiant 7 épigrammes dont 6 de Constantin Amantianos et la dernière d’ « un certain philosophe Georges » se demande si c’est le même auquel C. adresse ses lettres. Georges semble être apparenté avec le nôtre et portait aussi le nom de Cydonès. Il ne semble pas douteux que ce Georges Cydonès doit etre identifié avec le philosophe Georges. L’hypothèse de Boissonade ( Anecdota nova, p. 299) qu’il s’agirait de Georges Gemiste Pléthon est à écarter sans discussion : Pléthon n’était pas encore ne lorsque le « philosophe Georges » mourut. C. déplore sa mort dans la lettre meme où il parle de la peste de 1 347 · Dans la Correspondance nous apprenons que Georges fréquentait aussi la cour ; mais il ne vécut pas toujours en bonne harmonie avec l’empereur, et à un moment donne il dut même s’éloigner de la ville ; ce fut Démétrius Cydonès qui ménagea son retour. Georges est aussi en relation d’amitié avec Raoul Métochites.

Lettres : 10, i3, 16, 19, [20], 23, 25.

Glabas (Isidore).

Archevêque de Thessalonique vers la fin du xive siècle. Le ms. grec 1192 de la Bibl. Nat. de Paris contient de lui une série de sermons et de discours politiques datés de i3g3-i395. (Cf. Tafrali Thessalonique au XIVe siècle, 1 5 2).

Lettres : 189, 436.

Goudélès (mesazon).

Nous ne savons rien de lui, sinon qu’il remplit cette charge à la cour, comme l’adresse même de la lettre l’indique. C’est la même que Cydonès occupait sous Jean Cantacuzène (cf. p. xiv) et vraisemblablement sous Jean V Paléologue.

Lettre : 29,

Grégoras (Nicéphore).

Nicéphore Grégoras est l’un des contemporains les plus célèbres de C. Né en 1295 il vécut jusqu’en 1 35g ou i36o; c’est l’adversaire le

2io LES CORRESPONDANTS DE DÉMÉTR1US CYDONÊS

plus acharné de l’Hésychasme ; les persécutions qu’il eut à subir pour ses idées sont bien connues. C. ne lui adresse qu’une seule lettre insignifiante ; pour sa vie et pour son œuvre cf. Krumbacher ( GBL 2, 2g3 sqq.) et Guilland. Essai sur Nicéphore Grégoras. L'homme et l’œuvre. L’Histoire Romaine de Grégoras est la plus importante de ses œuvres ; elle est, avec celle de Gantacuzène, l’unique source byzantine pour l’histoire de cette époque ; sa Correspondance aussi est importante.

Lettre : y6.

Hélène (basilissa).

Troisième fille de Jean Gantacuzene. Jean V Paléologue l’épousa le 21 mai 1 347 > e^e eut, pendant toute sa vie, à supporter de douloureuses epreuves. D abord la lutte pour la couronne impériale entre son père Cantacuzène et son mari Jean Paléologue; elle préféra suivre son epoux dans l’exil plutôt que son père dans les honneurs ; puis, la rébellion de son fils Andronic contre son père, lorsqu’Andronic entra en guerre contre lui, s’empara du pouvoir et régna sous le nom d’Andronic IV pendant trois ans (1376-1879) après avoir enfermé son père Jean V et ses frères dans l’horrible prison de la tour Anémas. C. nous donne des nombreux détails inédits sur ce triste épisode ; il nous apprend aussi qu’IIelène se retira du monde dans un couvent, mais on ignore a quelle date. Hélène mourut suivant Hopf (Chroniques gréco-romaines, tabl. XII) en 1891, l’année même où mourut Jean V Paléologue.

Lettres: [1], [91], 92, [g3], l33.

Joasaph (moine).

C’est le nom pris par Jean Cantacuzène après sa retraite au Mont Athos(i355). Les deux lettres qui portent cette suscription sont adressées, selon toute vraisemblance, à Cantacuzène.

Lettres : 68, 86.

Isidore (patriarche).

Isidore est le patriarche de Constantinople qui couronna empereur Cantacuzène le i3 mars 1 347 > ü fut patriarche de 1 347 à i34g. Lettre : 38.

Manikaïtès.

Personnage inconnu. La Correspondance de C. nous apprend qu’il était un juge et qu’il se rangea dans les polémiques religieuses aux côtés de Palamas.

Lettres : 69, 70, ag4, 43g.

an

Maximos.

Personnage inconnu.

Lettre : 67.

Mêtochites (Raoul).

Il est difficile d’identifier ce personnage. Est-ce le même que le correspondant de Manuel Paléologue, appelé Manuel Raoul ? Lambros ( BZ , VII, 3og) parle d’une lettre adressée par lui à un certain Gastréas et conservée dans un recueil de lettres du Monac. gr. 1 45. La Correspondance de C. nous fait voir que Raoul Mêtochites était auprès du philosophe Georges. Etait-il parent et même fils du célèbre écrivain Théodore Mêtochites (i26o-i332) P Nous l’ignorons. Un autre Mêtochites, bien connu et dont il pouvait être parent, est Alexios Mêtochites, protosébaste et gouverneur de Thessalonique

en i34g.

Lettres : 2, i83, 25g.

Michel (despote).

Il s’agit peut-être de Michel, fils de Jean III Commène roi de Trébizonde de 1 344 à 1 34g, mais il pourrait s’agir aussi d’un Michel Paléologue qui aurait été un quatrième fils de Jean V Paléologue, dont l’histoire ne parle pas.

Lettre : 5.

Mouzalon.

Théodore Mouzalon prit part aux polémiques religieuses du xive siècle (Cfr. Krumbacher GBL 2 g4, 477, 48 1). On retrouve son nom parmi les correspondants de Nicéphore Chumnos ; mais Roissonade ( Anecdota nova, p. 81) croit que le protovestiaire Mouzalon de Chumnos est Georges Mouzalon, qui fut protovestiaire sous Jean Lascaris.

Lettre : 242.

Nathanaël (moine).

On pourrait penser à Nicéphore Chumnos qui prit ce nom vers i320, lorsqu’il se retira de la cour et se fit moine. Mais l’année de la mort de Chumnos (18 janvier 1827) nous fait exclure l’idée que le correspondant de C. soit identique à lui et nous penchons à croire qu’il s’agit d’un homonyme, moine lui aussi.

Lettre : 2gg.

Nil (patriarche).

Il s’agit de ce Nil qui fut patriarche de Constantinople de 1379 à 1387.

Lettre : i52.

OlNAÏOTÈS.

Nous le connaissons comme ayant collaboré avec Georges Galésiotes à une paraphrase du « λο'γος περί βασιλείας », de Nicéphore Blcmmydes. il avait nom Georges et cultiva l’éloquence. Il semble avoir vécu à la cour. Cf. Krumbacher GBL 2, 447-448.

Lettre : 3^1.

Paléologue (Andronic).

Fils de Jean V. A la suite de la conjuration avec le fils du Sultan, il fut, sur l’ordre de ce dernier plus que sur celui de son père, condamné à être aveuglé; toutefois il ne perdit pas totalement la vue, grâce à la pitié qu’il inspira même à ses bourreaux. Emprisonné par son père, après cette rébellion, dans la tour Anémas, il réussit à s’échapper avec le concours des Génois ; il renversa son père et régna de 1376-13-9 sous le nom d’Andronic IV, apres avoir enfermé dans la meme prison son père et ses frères. Renversé à son tour par son père qui réussit à s’échapper de la tour Anémas au bout de deux ans, il se réconcilia avec lui apres 1879 j d reçut alors le gouvernement de Sélymbrie et des villes de la Thrace, Danion, Héraclée, Rhoedeste, Panion. La lettre que C. lui adresse nous montre que sous son règne G. ne fréquenta pas la cour.

Lettre : 120.

Paléologue (Jean).

Jean V Paléologue, fils de l’empereur Andronic III ; il régna de i34i à 1376 et de 1879 à i3gi ; mais de 1 34 1 à 1 355 il ne fut empereur que de nom, Cantacuzene tenant en main le pouvoir jusqu’en 1 355 , année où il se retira au Mont Athos. Sa lutte contre Cantacuzène, puis contre son fils Mathieu Cantacuzene, la guerre civile avec son propre fils Andronic, sa chute (1876), sa captivité, son retour au pouvoir (1879), la faiblesse de son gouvernement, sont des faits bien connus. G. dans sa Correspondance nous en parle en nous donnant des détails nouveaux et précieux pour l’histoire. Sous son règne l’empire de Byzance courut rapidement à sa ruine. Lé voyage de Jean V à Rome (1869) pour obtenir des secours du Pape et des peuples latins montre combien grande était la faiblesse de l’empire, et l’humiliation que Jean V dut subir à Venise, où il demeura presque prisonnier de ses créanciers jusqu’au moment où il eut réglé ses dettes, est peut-être l’humiliation la plus douloureuse que les empereurs de Byzance aient jamais connue avant la chute de Constantinople. G. accompagna Jean V dans son voyage en Italie et nous en parle souvent dans sa Correspondance.

Lettres : [72 ?], [84], [116 ?J, [128], [i46], [176 ?], 3i7 ? 324 ? 36i ? 379 ? 4 1 5 ? 4 1 6 ?

LES CORRESPONDANTS DE DÉMÉTRIUS CYDONÈS ai3

Paléologue (Manuel).

Manuel II Paléologue, empereur de 1 3g i à i425 est avec Jean Cantacuzène le personnage le plus important de l’époque de Cydonès. Il est bien connu et comme souverain et comme écrivain. Pour sa vie et pour son œuvre cf. Krumbacher {GBLr, 489-492) ; dans sa Correspondance (publiée par L. Legrand : Lettres de l’emp. Manuel Paléologue, Paris, i8g3), nous trouvons plusieurs correspondants qui sont aussi correspondants de C., tels que Cabasilas, André et Constantin Asanès, Caucadènos, Raoul, etc. Les lettres que Manuel adresse à Cydonès témoignent de l’estime où l’empereur le tenait. C. l’aima beaucoup, comme le montrent les nombreuses lettres qu’il lui adresse, presque toutes antérieures à son élévation au trône. Nous avons vu plus haut (p. xxvm ss.) que les lettres de C. jettent beaucoup de lumière sur un événement important et jusqu’ici bien mal connu : le désaccord entre Manuel Paléologue et son père Jean V après Serres et l’occupation de Thessalonique par les troupes de Khaïreddin-pacha. Manuel Paléologue fut nommé συμβασιλεύς par son père jean V vers : c’est la raison pour laquelle toutes les

lettres que C. lui adresse, même avant i3gi, portent le titre d’ « empereur » dans la suscription.

Lettres: [82], [g5], io5, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, ii3, [ 1 1 4] » [118], 125, [i32], [i4i], [i44], [i45], [147], [i5i], [i53], [ 1 58] , [161], [t63], i64, [166], 169, [173], [1 85 ?], [186], 187, ig5, 196, 197, [199 ?], [200], [202 ?], 2θ3, 204, 205, 206, 207, 208, [209?], 212, [ai3], 2 1 4 > [216], [217], 219, 220, 221, [222], [223], 224, 225 [226 ?], 227, 229.

Paléologue (Théodore).

Troisième fils de Jean V Paléologue ; il fut envoyé comme despote dans le Péloponèse par son père en 1 383 , où il succéda à Mathieu Cantacuzène. Il gouverna le Péloponèse avec grande sagesse ; c’est ce qui résulte même des lettres de C. Cf. Lambros, 'Ιστοοία της Ελλάδος, 7θ3 sqq.

Lettres : 1 84 , 188, 190, 192, ig3, 1 g 4 -

Paul.

Personnage inconnu. S’agit-il de ce Paul de Milan que C. recommande à l’empereur dans la lettre 98 ? C. ne lui adresse qu’une lettre qui ne nous donne aucun renseignement. On peut songer aussi, mais c’est bien moins probable, à Paul, Patriarche de 1 366- 1372, et hésychaste. Cf. BZ, VIII, 707.

Lettre : 44i·

ai4 LES CORRESPONDANTS DE DÉMÉTRIUS CYDONÈS

Phakrasès (le grand primicier).

On retrouve son nom dans d’autres correspondances du temps, telles que celles de Manuel Paléologue et de Nicéphore Chumnos. Phakrasès s’appelait-il Jean, comme le grand logothète dont parle Krumhacher (GRL2, 48 1 ) ? Max Treu dans son édition des lettres de Maxime Planude (p. 197 sqq.) nous donne quelques renseignements sur sa famille. Peut-être est-ce le même personnage qui gouvernait en 1 345 Sélymbrie pour le compte de Cantacuzène, pendant la guerre civile (Cf. Lambros, Ιστορία της Ελλάδος, 571).

Lettres : 160, 2^9, 3ÿO.

Philothée (patriarche).

Philothée Kokkinos fut patriarche de Constantinople de i354 à 1 355 et de 1 364 à 1377. E était, comme Isidore, originaire de Thessalonique. Ce fut sous lui qu’en i368 on condamna le frère de Démétrius, Prochoros. Il mourut vers i37Q.

Lettres : 76, 77, [83 ?J.

Pothos (Jean).

Il doit être identifié avec Jean Pédiasimos, diacre, puis chartophylax de Bulgarie sous Andronic III. Le nom de Pothos se trouve dans plusieurs mss. ; dans le Marc. 5i4, f. ig4 on lit : « του Βουλγαριας χαρτοφύλακας ΓΙο'θου. » Une épigramme du Laur. XXXII, ig, f. i53T est adressée «προς τινα Πο'θον καλούμενου » et sous ce nom aussi lui écrit Joseph Bryennios. Krumhacher (GBL-., 556) pense que Jean Pédiasimos vécut au moins jusqu’en i36o. La Correspondance de C. n’apporte à ce que nous connaissons de sa vie et de ses œuvres, que le souvenir d’une querelle entre le philosophe Georges et lui.

Lettres : 60, 97.

Pyropulos (Jacob).

Personnage inconnu.

Lettre : 323.

Rhadènos.

Personnage inconnu. Il est aussi le correspondant de Théodore Hyrtacénos. Les lettres de C. le montrent comme l’un de ses disciples les plus chers. Rhadènos aimait C. comme un père ; il était aussi au service de l’empereur à qui il fut présenté par C. Il était lié également avec Tarchaneiotes. Il mourut avant C, qui le pleura beaucoup ; sa perte, dit-il, est aussi déplorable pour l’empereur que pour la patrie. Lettres : [i4a P], i5o, [i56 ?J, [i5g ?], i74, [23g P], a44, 268,

LES CORRESPONDANTS DE DÉMÉTRIUS GYDONÈS ai5

SCYROPULOS.

S agit-il de Demétrius Sgyropulos « amanuensis » qui se retrouve dans beaucoup^ de mss. du xve siècle ? (Cf. Garthausen, Pal. gr. p. 319) ou d Etienne Sgyropulos poète et protonotaire à Trébizonde au x ive siècle ? (Cf. Papadopulos Kerameus, BZ, I, 6a4) C. nous dit seulement de lui qu’il était σοφός καί δικαστή; ; il s’agit peut-être plus vraisemblablement du personnage que Cantacuzène mentionne comme son Domestique (cf. III, c. 23 p. i4o ; c. 29, p. i83); il s appelait Demetrius et se vit confier par Cantacuzène des missions importantes et délicates.

Lettre : 3 1 3 , 34g.

Simon Atumanos.

C’est le personnage qui se cache sous la suscription « τφ Θηβών » de la lettre i3y. Nommé évêque de Gerace, il prit la succession du célèbre Barlaam le 23 juin 1 3 4 8 ; il le resta 17 ans jusqu’au 17 avril 1 366 , où Lrbain V le nomma archevêque de Thèbes. C’est à lui aussi que Grégoire XI écrit une lettre en date du 25 juillet 1874, à l’occasion de l’envoi de la légation pour la réunion des deux Eglises qu il recommanda, nous l’avons vu(p. xxiv-xxv) aussi à Cydonès.Il mourut entre 1 383-1 387. Pour plus de détails sur Simon Atumanos, cf. G. Mercati, Studi e Testi. 3o (1916).

Lettre .-[117], 137.

Takchaneiotes.

La Correspondance de C. nous les montre très liés tous deux ; comme C., Tarchaneiotes aussi vécut à la cour ; il honora sa patrie par les lettres et par les armes ; comme C., il fut lié avec Astras et Rhadènos. Il ne nous est pas possible de préciser davantage ; dans l’Histoire de Cantacuzène apparaissent plusieurs personnages de ce nom ; entre autres on pourrait penser à Tarchaneiotes, navarque dans la guerre de i3Ô2 entre Génois et Vénitiens. Krumbacher (GBL2, ii4) mentionne aussi un Nil Tarchaneiotes qui aurait pris part aux polémiques religieuses entre Grecs et Latins.

Lettres : 3o, [3i], gg , 1 55, 170, [172], 237,802, 376, 38 1 , 388, 422.

Théodoritos (moine ?)

Personnage inconnu ; nous ne somme pas même sûrs qu’il était moine ; C. ne lui adresse qu’une lettre, et ce n’est que dans un manuscrit (p1) qu’à côté de son nom on lit αονα/ός. Un autre ms. (i) porte la suscription « τφ ρονα'/φ κυρω Ίωάσαφ », mais le contenu de

3i6 les correspondants de démétrius cydonès

la lettre ne nous permet pas de penser à Cantacuzène. Les autres manuscrits ne portent que « Theodoritos ».

Lettre : 4a8.

Thomas.

Est-ce le quatrième fils de Jean Cantacuzène P L’unique lettre que C. lui adresse ne permet pas de l’établir.

Lettre : 34 1 .

Page 1