ACTE II, SCÈNE V» a
STRITONIGE, «TW un cri.
( Elle se lette dans 101 bras. ) DÉMËTRIUS.
Tais-toi ! tremble , épouse trop cbère !
Nous sommes entourés des bourreaux de mon pèpe !
STRATONIGE.
Oses-tu seul ici braver un tel danger ?
J'ai voulu te revoir avant de te venger.
Moi craindre ? sous le nom d'un Sarmate , d^un traître,^ Tes yeux m'ont méconnu ; qui peut me reconnaître ?••• Parle-moi de ton père ! '
STRATONIGE.
Au trépas destiné , A des fers étemels il gémit condamné.
Il est perdu pour moi !
DÉMÉTRIDS.
Je saurai te le rendre !
STRATONICE
Malheureux ! tu te perds si tu Toses défendre !... Ah ! moi-même je crains qu'un seul mot indiscret. ••
Si tu veux nion salut , respecte mon secret ! Tremble de soulever le voile qui me couvre !
Au plus léger soupçon vois ma tombe qui s'ouvre ! . Songe que ton époux n'existe que pour iou Songe qu'en ce palais tu ne dois voir en moi Qu'un lâche meurtrier , que l'objet de ta. haine » Que le vil iuscrum^nt des fureurs de.k reine.
s6 * DÉMÉTBIUS.
STRATORIGBt rcfgrdatft an l«nd.
Vers nous elle s^avance !
( Ils te apparent ; Stratonice affecte b doulear.)