‹ Démétrius: tragédie en cinq actesChapitre 21 sur 56 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

Enfin , dan» vos sonpçdn», tous alleï m'i^ârgtier, Madame ! et sur mon peuple heureuse de régner , Unie avec un prince , héritier de ma gloire , D'un proscrit qui n'est plus vous perdrez la mémoire ?

8TRATONIGE.

Ce proscrit a reçu mes sermens &t nkk foi j

Immolé par ta rage , il vit toujours pour moi ! Si 9 jaloux de me rendre à its lois plus docile , Pharasmin n^a tenté qu^un effort inutile ; N'accuse point son zèle ; accuses-en l'horreur Qu'un exécrable hymen jette encor dans mon cœur. Devais-tu te flattqr de fléchir Stratonîce, Barbare ! en empruntant la Voix de ton complice ^

( Elle détigae Dëmétritu. ) LAOniGE.

Mon complice?

STRATOIflOE.

Oui : je sai^ qu'à Rome Pharasmin Du sang de mon époux a du rougir sa main ; Je sais que , pour servir ta h^tie> ta colère , Dans les murs d'Exibatane il égor^jea mon frère ^ Je sais que par ton ordre il revient empressé De recevoir le prix du sasg qa'îl a vené* Jouis de ses forfaits^ véconpenae.ss rago; * Mais ne me parle plus d'un hymen qui m'outrage. Garde un sceptre à jamais par toi déshonoré.

Je subirai le sort d'un époux adoré.

Au temple avec ton fils en vain ta voix m'appelle ; A mes premiers sermens- fe resterai fidelle.

Le seul vœu que je fais est de pouvoir encor Essuyer dans les fers, les pleui» de Nicanor. Ne me sépare plus de mon malheureux père \ Souffre que près de lui je vitte pnsomûère;.

Choisis pour notre exil les plus affreux climats :

Je bénirai mon sort) je ne t*y verrai pas.

(Elle tort.)

Page 1