‹ Démétrius: tragédie en cinq actesChapitre 30 sur 56 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

HELIODORE

Nîcanor , pouvez-vous écouter votre haine , Quand votre liberté...

NIGÂÎNOR.

Rends^moi , rends*moi ma chaîne !

HELIODORE

Accusez les Romains du meurtre de mon roi.

NIGANOR.

Je n'en puis accuser que Laodice et toi.

Pharasmin , par ton ordre , a frappé la victime,

HELIODORE

Pharasmin? Respectez ce héros magnanime ; n n^a point mérité le reproche ofieâsanU^. .

NIGANOR.

Parlerais-tu pour lui , s'il était innocent ?

HELIODORE

Je défends d'un guerrier le zèle et le courage.

NIGANOR.

Barbare! tu défends Vinstrument de ta rage. Du pur sang de son maître il a rougi sa main.

HELIODORE. 5 .''

Nicanor ! est-ce à vous d'accuser Pharasmin ? Connaissez envers lui votre injustice extrême ; Il a brisé vos fers ; il vous plaint ; il vous aime. Il demande k vous voir. Avant de l'outrager , Sur tout ce <jui vous touche osez l'interroger» /

NIGANOR.

Qui y moi , ,d'IiéliQdQre entendre Iç cçmpUçfs ! .

J8 . .. DÊMÉTRIUS.

ï)e son liorrible aspect » ^oi , souffrir le supplice ! Moi lui parler!

HÉLIODORE

Seigneur , calmez votre courroux* Reconnaissez la reine à ses bontés pour vous. Verser siTr vos vieux jours Téôlat dont elle brille , Vous rendre votre rang , couronner votre jEille , Voilà ce qu'elle veut, et vous la baïsset?

 ses nobles desseins , semeur , applaudissez. Et lorsqu'Ântioçhûs s'unit à Stratonice...

mCAr^OR, rintérrompant arec indignation.

Qyy^ le fils deja reine à ma fiUe ^'tijiis.çe !

Avant que par les soins de tels nœuds soient formés ,

A la clarté du jour mes yeux seront fermés :

On n'achèvera point ce fatal hyménéë! ' ' *

Dût la reine m'offrir la coupe en^oisonnée

Que sa main criminelle offrit à son épolix^

Dussé-je à l'instant même expirer sous ses coups ;

Va la trouver ! dis-lui , barbare H^liodore ,

Bis-lui que je rejette unh^en qmet j'abhorre ;

Dis-lui que si ma fille , w. fi^ j^ijur ^. malgré moi ,

Au temple osait trahir, ses sermens.et son roi «

L'ingrate me verrait , étouffant la nature ,

Ardent à prévenir mà'hôhtè*èt son parjure ,

Dans son cœur , dans lé mien', enibncer le couteau ,

Et , satisfait ^ :descei:idrè avec elle aur ^mbearu !

( S^éloignant4*HéliQdojreavechQrreurf) ,

O mon roi! tu n'es plus ! que m'imçorte la vie? Sur son trône ^ usurpé , moi , v$>ir la tyrannie S'asseoir impunément ^ et recueiJlir e]^ paix lie prix de ton trépas , le fruit de ses forfaits ! Moi vivre ! et voir ta veiSVè'i à toi frère enchaînée , Sur ta ceu^é édtltoaïit'lééaibbeàtt-d^^

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