Mélancolie
1° Des cas précédents on peut rapprocher les délires systématisés postmélancoliques.
2° [1 y a aussi une mélancolie subaiguë qu'on appelle mélancolie avec conscience.
« Le plus souvent, tout se borne à un état général de tristesse, de dépression, d'inaction, d’impuissance. Les malades fuient tout travail, toute occupation, toute société ; ils s’isolent dans leur chambre, où ils s’enferment quelquefois pendant des semaines et des mois entiers, sans vouloir recevoir per-
sonne, passant leur temps assis ou couchés, incapables de vouloir se décider, de faire un effort pour agir! A ces symptômes, qui peuvent exister seuls, se joignent d'ordinaire des préoccupations maladives constituant plutôt des idées fixes ou des idées obsédantes qu'un véritable délire et dont les plus fréquentes sont : les idées hypocondriaques, les idées de persécution, les idées religieuses, les idées de scrupule, etc. Mais, malgré ces conceptions, qui se maintiennent du reste dans des limites relatives, le sujet conserve sa lucidité ainsi que la conscience de son état maladif... Les malades sont susceptibles d'apprécier leur affection sous son vrai jour et, parfois même, de résister à leurs tendances pathologiques. »