Chronique médicale, 1904, p
9. ALPHONSE Dauer, André Gill. Gaulois du Dimanche, T n5vembre 1897.
vivaient près de lui ne s'étonnèrent pas, m'a-t-on dit. Pour moi, dit Dauper, ce fut une stupeur et une épouvante. GILL était le troisième de notre petite bande que la folie me prenait : CHARLES BaTaiLLe, Jean Duoys, morts aux aliénés, presque sous mes yeux. »
10° Sazomon DE Caus à été fou (Moreau DE Tours).
VozraiRe ! fut neurasthénique et hypocondriaque. Il à passé sa vie à geindre sur sa santé et à déclarer qu'il ne se plaint guère. Comme «un petit Job sur son fumier », il « meurt en détail », il se meurt « au pied de la lettre ». Il pense perdre la vue quand M"° pu Derranp devient aveugle. « J'ai passé ma vie à mourir, » dit-il ; « je suis plus squelette et plus moribond que jamais... » Et cela pendant quatre-vingts ans.
MouèrE était un hypocondriaque et un mélancolique. LaR- ROUMET ? en a finement développé les preuves, tirées notamment de ses œuvres, bien plus que du pamphlet de 1670, Elomire hypocondre, signalé par Maurice Raynaun *.
D'après Moreau DE Tours, Conpizrac eut de fréquents accès de somnambulisme.
GizBerT BALLET cite une vision qu'eut DESCARTES le 10 novembre 1619 (à vingt-quatre ans).
«Mownresquieu, dit LomBroso, laissait sur les carreaux de sa chambre l’empreinte de ses pieds, convulsivement agités pendant ses travaux ; BUFFON, SANTEUIL *, CRÉBILLON, s’abandonnaient aux plus étranges contorsions du visage... AMPÈRE
1. Rocer. Voltaire malade. Etude hislorique el médicale, 1883. Lomsroso classe au contraire VorraIRe dans les « génies inlègres » qui « achevèrent avec sérénilé leur carrière intellectuelle ».
2. LarroumerT. L'hypocondrie de Molière. Comédie de Molière. Citat. Chronique médicale, 1897, p. 108.