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Deluc. Col. 873 et suiv.— L'auteur, que je crois socinien , en condamnant , dans les théologiens eldans saint Augustin lui-même, les termes de personne, é'hypostase et de trinité, condamne même les anciens conciles et le symbole de saint Athanase. Pour ne parler que de l'Ecriture, elle attribue au Père, au Fils et au Saint-Esprit des actions distinctes; mais, comme parle l'école, acliones sunt suppositorum : voilà pourquoi les Pères des conciles, pour attacher à renonciation d'un mystère un sens qui concordât le mieux possible avec les expressions des auteurs sacrés, se sont servis des mots personne, hypostase, tout en déclarant que les trois personne» ou hyposlascs constituent une mémo
nature divine OQ Trinité. Le ridicule do I interprétation qu'il iloimc au célèbre toxir de la première Kpltre de saial Jean, \. 7, saule aux yeux des moins clairvoyant).
Col. 877 et sniv. — L'auteur, dans le chapitre 26, semble ôicr tonte ressource aux sociniens en répétant plusieurs fuis, après
saint Paul, que la divinité a résidé en J .'sas- Christ avec loate plénitude ; mais il déclare en plusieurs endroits (col. 877, 1. 66, et col. 881, 1. 50] que la Divinité n'était en lui qu'un
préservatif continuel et nécessaire contre toutes sortes île tentations. De plus, il ne veut entre la Divinité et Jésus - Christ qu'une union d'harmonie (col. 881, 1. 10). C'est aussi parce qu'il ne reconnaît pas d'union hypostatique qu'il déclame avec tant de fiel contre ces expressions : Un Dira mourant pour notre salut (col. 878-880J ; l'Eglise de Dieu qu'il a acquise par son propre sang. S'il fallait, comme il dit, col. b80, I. 6, que Jésus-Christ fût homme pour mourir, il fallait aussi qu'il fût Dieu, pour que sa mort fat d'un prix infini.
Col. 890, 1. 14 cl suiv. : La rédemption des pécheurs qui se repentent...; la manifestation delà Divinité dans sa personne; l'existence du Père, du Fils et du Saint-Esprit...-- 1" Je n'ai pas encore signalé, dans ce chapitre 27, la première de ces trois expressions, parce qu'elle est donnée comme tirée de la Ilcli- (jion essentielle, que l'on prétend réfuter; mais je ne vois pas que l'auteur annule la restriction qu'une telle manière de s'cx| rimer appose aux fruits de la rédemption , lesquels ne sont pas seulement applicables aux pécheurs qui se repentent, niais s'étendent encore à plusieurs autics classes de personnes, soit qu'ils y produisent ou n'y produisent pas tous leurs effets. 2' Nous avons relevé plus haut l'erreur que renferme la seconde expression : La manifestation... 3° Pour rectifier les idées erronées de l'auteur, il faut ajouter à la troisième : ou de trois personnes en la même essence.
Col. 891, 1. 48: Tels sont les mystères admis dans lis communions protestantes. — Ceux admis dans la communion catholique ne renferment pas plus de contradiction , et Lcihnilz lui-même le démontre péremploircjiienl dans son Systema theologicum. Voir t. IV, col. 1029.
Col. 897, 1. 9: C'est donc l'Ecrilure-sainte qui fait la règle et le principe fixe... — Celle règle est insuffisante pour le très-petit nombre des savants, et tout à fait nulle pour le très-grand nombre des idiots. Voir n° 3.
Lig. G'i : Ne faisons point une religion pour les philosophes et une autre pour le peuple. - - Celle de l'auteur et de tous les protestants est, je le répèle, insuffisante pour les philosophes et nulle pour le peuple.
Col. 898, I. 16: ... L'associe, avec celui de trois personnes distinctes en Dieu. — Voir ci-dessus.
Col. 948, 1.8: ... Il entreprend de leur faire voir que Bacon arrangeait des jn incipes pour
miner sourdement le sacerdoce et l'autel
Cet éditeur lait plus clairvoyant qu.' notre
an leur, qui , dans son Précis de la philosophe de Bacon, que j'ai sous les yeux , a rc- COnnu dans ce père de l'ioci élulilé modet ne les intentions les plu-, chrétiennes. Nous avons déjà vu jusqu'à quel point l'abbé Emerj lui-même s'est méprit sur le compte du philosophe anglais.
Col. 949, 1.21: ... L*s communions romaine et grecque lui appartiennent essentiellement; et celte sainte religion y trouve, comme parmi nous ( protestants ), des défenseurs. — Voilà un aveu qui, je petite, aura plus d'autorité qu'un biographe. 11 est donc bien plus sûr de juger un homme par sa doctrine que par l'opinion : c'est ce que nous avons déjà fait pour Bacon. Deluc Hait protestant comme on l'est à Genève , c'est-à-dire plus que calviniste, et bon demi-socinien. Ln voilà plus qu'il n'en fiut pour tenir le lecteur attentif en garde contre la grande règle de l'Ecriture sainte, au mépris de la tradition, et d'une autorité vivante infaillible, à la portée de tout le monde, et sans laquelle le christianisme serait inaccessible '.u peuple (mol d'une effrayante extension) et aux enfants. Après cet avertissement, nous pouvons nous abstenir de redresser mille passages hétérodoxes que l'on rencontre dans les lettres de l'auteur.
Col. 1079, note 1. — Pour suppléer à l'insuffisance de la note, Voir \\°* 1, 3, 4, o.
Portels. Col. 1153, 1. G : .... Il (le christianisme) a restreint la dangereuse liberté du divorce au seul et unique motif qui puisse justifier la dissolution d'un nœud non moins étroit que sacré. — L'Eglise catholique enseigne que l'adultère ne dissout pas le mariage, cl elle prononce analhème contre quiconque soutiendrait qu'elle erre dans cet enseignement. Le canon 7 de la session xxiv du concile de Trente, qui contenait d'abord une disposition dogmatique plus absolue , subit celte modification sur la réclamation des ambassadeurs de Venise , en faveur d'une pratique tolérée chez les Grecs, ainsi que nous l'apprend Palla\ icini.