‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 253 sur 255 · TOME DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

TOME DIX-HUITIÈME

BOLGENI. — Economie de la foi chrétienne. MOKRiS. — Essai pour la conversion de l'Inde savante et philosophique.

LOMBROSO et CONSONI. — Des obstacles qui s'opposent à la conversion des Israélites et des moyens de les surmonter.

CHASSAY. — Le docteur Strauss et ses adversaires en Allemagne , histoire critique du système mythique. — Catalogue raisonné des apologistes chrétiens depuis la Renaissance jusqu'à la Restauration.

LES EDITEURS. — Conspcctus des Démonstrations évangéliques. — Révision des Démonstrations évangéiigues sous le rapport de l'orthodoxie. — Table analytique et alphabétique desmatières.— Table analytique des auteurs. Table abrégée des matières. — Nomenclature des auteurs et des ouvrages contenus dans les dix-huit volumes des Démonstrations.

Ainsi les dix-huit volumes des Démonstrations en contiennent environ 175, dont4 in-l'ol., 2 in-*», 115 in-8°, 49 in-12 et 2 in-18. Chacun de nos 18 tomes est fort, par conséquent, de 10 volumes entiers. Mais ce n'esi pas seulement le nombre des volumes absorbés intégralement par notre publication qu'il faut considérer, c'est encore la rareté de plusieurs, c'est l'excellence et la valeur du plus grand nombre. Noos ne croyons rien exagérer eu affirmant qu'aux prix de la librairie ils coûteraient plus de 1200 tr., si toutefois on pouvait les trouver sans avoir besoin d'eu copier une dizaine à la main, d'en traduire au moins un tiers, et de passer un an à les connaître et a les découvrir tous. Or, ces transcriptions, ces traductions et ces recherches, réunies aux droits d'auteurs vivants et de propriété non prescrite, nous reviennent à nous-mêmes à 36,000 fr. en dehors des frais ordinaires d'impression et d'exploitation. Qu'on juge s'il nous était possible de donner chacun de ces volumes à 5 fr., comme ceux des Cours complets d Ecriture sainte et de Théologie, dont le plus grand nombre n'était guère qu'à réimprimer purement et simplement. Nousprolitons de la circonstance pour dire une bonne fois que lorsqu'un de nos volumes dépasse le prix de 5 fr., cela tient, non-seulement à sou étendue, mais eucore aux dépenses de traduction, de transcription, d'annotations, de variantes et surtout d'achat de droits de propriété qu'il a fait subir. Ainsi s'expliquent les prix des Culéchismei, de la Liturgie, de Ter lut tien, etc.

AVl> ESSENTIEL.

Lorsque parut celui de UMPMptClâ» qui annonçai! ld

Démonstrations en 18 Mil., cette publii > i ne devait con-

leuirqne lea auteurs sol vanUKTeruilUen.Origèoe.Eiisèbe, Sjiui- Augustin, Descartes, Montaigne, Bacon, Omtius, KicbelieDi Aruauld, Newton, Pascal, Pélisson, de Cboiaeoldu Plessis Praslin, Nicole, Bsyle, Bossuet, Boordalotu , Huit, Qarke, Locke, Lami, Burnet, Malebranche, Lectere, Bonnet, Labruyère. Leibnitz, Boyle, JacqueloL Duguet, Fénélon, Dérham, Du-Pin, Lesley. Buffler, de Polignac«de oemine. Fabrieius, Hassillon, D'Agueaeeau, iddison, Ditton, Sherlock, s au nu, Stanislas I. Pope, Létand, Racine, Warburton, Jennyngs, Éuler, Llnnée, Statler, LlUlelon, il Miller, .l.-J. Rousseau, de l'ompignan, Huiler, Beauzée, Bergier, Gerdil, de Grillon, de Luc, Turgot, Poriens, Necker.Tbomaa do la Luzerne. West Laharne. Paley, Maury, Duvoism, Poynier , Moore, B tambours . Man- «oui» b.îj. Grégoire XVI. Moebler, Chalmers, Lingard, Kcilh , Dupin aîné , Wiseman, c'est-à-dire 8"> en tout, au lieu de 118 que nos Déinonslraltons eu coiiiieiuienl maintenant; et ceci (qu'on veuille bien y prêter quelque allenlion) sans augmenlation ni de volumes ni de prix.

Les noms distraits sont ceux de Newton, Necker, Moehter et Riahibourg; quatre, ni plus ni moins. Les nom* introduits sont ceux de Lemoine, Bentley, de Bernis, l'ara du Phanjas, Delamare, Caraccioli, DuLamel , Vauvenargues, Guéuard, Séed, Diessliach, Lamourette, Jacques, t.érard, Leco/, Schmilt, Briuiali, Perrone, saint Li^uori, CampJen, Dorléans, Pérennès, Buckland, Marcel de Serres, Caitet, Milner, Sabatier, Morris, Bolgeui, Louibroso, Con- SOni et Chassay.

Nous nous étions arrêtés à 85 apologistes, pensant que ce nombre absorberait tout l'espace dont 18 volumes nous permettaient de disposer. Mais, en ne laissant aucune page blanche, et surtout en ajoutant à chaque volume une centaine de colonnes en sus des. 1200 promises, nous avoos vu avec bonheur que nous pouvions reproduire les 32 auteurs nommés en dernier lieu. Or, nous avons tenu a devoir de le l'aire, bien que cette dispendieuse augmentation rendit nécessaires mille souscripteurs de plus pour couvrir nos frais.

Du reste, les motifs qui nous ont engagés à éliminer les quatre apologistes dont mention plus haut, sont au nombre de trois. Le 1" se lire du non-achèvement de la versiondeMoeliler:or nous ne pouvions attendre les traducteurs sans lasser la patience des souscripteurs. Le 2m" vient de ce que Riambourg n'était pas encore tombé dans le domaine public. Le 3n" tient à la quantité d'ivraie mêlée à leur bon grain par Newton et Necker. Ou il eût fallu tronquer ces deux auteurs, ou reproduire quantité de paroles blasphématoires, pour quelques belles pages en faveur du Christianisme. La chose étonner» peut-eire,i»ai3 on so figurerait difficilement jusqu'où Newton et Necker ont porté, l'un le fanatisme protestant, l'autre l'e-prit philosophique.

Est-ce à dire pour cela que nous renoncions pour toujours à la publication de ces célèbres écrivains? Nullement, nous expurgerons les deux derniers à l'instar de ce qu'ont fait MM. Lmery et Labouderie pour Bacon et Montaigne. Nous patienterons quelques années pour donner au plus récent le temps de sortir du domaine privé. Lulin, nous presserons la traduction du premier : ainsi , tous paraîtront dans un second ouvrage analogue à celui-ci, et intitulé : Nouvelles Démonstrations. Là figureront plus de cent autres apologistes, tant anciens que modernes, tant français qu'étrangers. De ce nombre seront, pour l'Italie: Rosmini, l'eralti, Tassoni, Trombclli.Valsecchi, etc.; pour l'Angleterre: Lardner,Milman,Anderlon,Beaitie,Erskine, Siiuiner , etc.; pour l'Allemagne: Kuhn, Gœrres, Dœllinger, Tholuck, Muller, Heugsteinberg, Klee, Gùnther, Scblegel, Drey, etc.; pour la Fiance : Gauchat, Houteville, Lelebvre, François, Papin, Barruel, Régnier, Ponlbriant, Beurier, Bouhours, elc. ; pour les premiers temps de l'Eglise : Minucius-Felix, Ariiube,Laciance,T héodoret.etc;

Eour le moyeu âge : S. Anselme, S. Thomas, Raymond ulle, etc.-pourla renaissance :Marsile Picin, Savonarole, Du Perron, Vives, de Moruay, Eckius, Colon, Morus,etc.,elc. Si nous ne présumons trop de nos forces, il nous semble que nous reproduirons, in extenso et en peu d'années, les plus célèbres défenseurs de noire foi, en quelque partie du temps et du monde qu'ils aient vécu; bien plus, nous croyons que dix ans ne se passeront pas que nous n'ayons terminé cette série de Cours sur chaque partie île la M lence ecclésiastique que nous avons tant à oeur de produire. Pour cela, nous ne demandons k Dieu, qu'une chose, de vivre, et nous osons noUB charger du reste. Oui, à l'aide d'une volonté forte et persévérante, nous es| érons, nonseulement triompher desobsiaclesde toutes Bortes qui nous ont constamment assaillis, mais 1rs convenir m moyens. Encore donc quelque temps, et ceux-là même qui doutaient

• le lu, us, qui irais Maniaient, vrout ffrohehU SlltSH n >, plus

chauds partisans. Nous avons pleine loi dans l'iraA, pan e que nous savons que rien de grand, rien de vraiment sa-

liilaue h la religion I être attaqué,

calomnié, persécuté dans bon principe.

On nous a demandé pourquoi nous impi I vsuet ,

Bourdaloue, Pénélon et Manillon, que tous les prêu.-s poasèdenl : c'eal que, m ces grands orateurs sont (amilL aux prêtres, Ils ne lésant pas aux gens du monde: cens* ci n'en savent (.'"ère que le nom. Or. i ..mine re* Démonstrations sont surtout faites pour les biques, il devenait mdispcnsfihlf d'étaler k leurs >nu les sentiments d< mes illustres louchant la religion. D'ailleurs, ne leuraynst emprunté que ceux de leurs discours qui avaient trait a la venté de nôtre loi, k peine en avons-nous (armé le Uen d'un seul de nos volumes. On i été également surpris de ne pas voir figurer au rang de nos ai- i \|,

badie , (es Guénée et quelques autres, Mais qui ne sait que les ouvrages de ces écrivains sont entre les mains de tout le momie ? Ne voit-on pas qu'ils auraient ronsidérablemenl augmenté le nombre (Je nos volumes, et qu'a nsi les Démonstrations auraient trouvé beaucoup moins de lecteurs, peu de personnes voulant réacheter ce qu'elles possèdent déjà D'ailleurs, on ne l'a jias assez remarqué : nus Ateliers catholiques oui surtout été fondés pour produire ce que nul éditeur n'oserait entreprendre, Quelle néeessiié (le (tous mettre à dos quelques supérieurs, et la masse des libraires, pour n'opérer que ce que l'on opérerait sans nous? Quels secours prêterions-nous à nos confrères? Qurls services rendrions-nous à l'Eglise ? De même, que servirait d'éditer de bons livres, si nous ne les mettions a la portée des plus humilies bourses? Aussi n'est-il presque pas un seul de nos volumes, avec la matière duquel nous n'eussions pu consliluer six ou sept in-8° ordinaires, et vendre ceux-ci 50, 40 ou 50 fr. comme la plupart ta marchands qui fout de la librairie religieuse. Mata en agissant ainsi, nous eussions craint d'exploiter la Religion • Clergé. Pourquoi en ferions-nous plus longtemps un rnvslère? C'est l'exploitation perpétuelle et presque universelle d'une mine aussi sacrée qui nous a constamment révoltés, qui nous a mis les armes à la main et nous a fait fonder notre œuvre sur ce double pivot : du bon, à bon marché. Que le Clergé se serre donc autour de confrères qui ont sacrifié pour lui repos, place et honneur : il verra ce qui sortira de nos presses sur h s diverses inatièresqu'il lui importe le plus de connaître. Si on nous persécute, qu'il ne tremble pas pour nous : forts de son concours actif, loin de nous décourager, nous tiendrons bon à tous les orages, parce que d'ailleurs nous puisons notre force dans la pureté de nos motils et dans le bien qu'une corres pontlance avec le monde emicr nous da découler de nos publieutiona déjà faites ; si on continue à nous calomnier, nous continuerons à ne pas nous défeudre, et nous n'attendrons notre justification que du temps et des faits. Notre idée fixe est d'accabler, pour toute vengeance, nos adversaires, de tant de bonnes actions, qu'à la lin peui-être ils nous pardonneront le crime, jusqu'ici irrémissible, d'éditer à bas prix les divers chefs-d'œuvre du Catholicisme.

11 est temps maintenant que nous avertissions nos lecteurs de ce qui suit. Ceux d'entre eux qui voudront savoir d'une manière certaine ce que contiennent nos Démonstrations, ne le sauront qu'imparfaitement, s'ils se contentent de parcourir les noms portes sur la couverture ou sur le grand titre de la plupart des volumes. La raison en est qu'au moment du tirage de ces couvertures et de ces titres, nous ne pouvions prévoir au juste ce que les recherches et les réflexions, les conseils et ie> Indications, nous forceraient d'admettre ou d'élaguer; d'où il suit, que, pour bien connaître la teneur delà présente publication. Il est nécessaire de se reporter k l'élenebus particulier de chaque volume, et mieux à l'élenebus général qui se trouve avant l'aws actuel. Sans celle précaution, on verrail, sur beaucoup de volumes, i noms que u»s Démonttrations ne renferment pas, et on n'en verrait point 52 qui v sont intégralement, sauf pourtant Marcel-de-Seï Buckland et Yauveuargues, aoul nous n'avons pu donner que l'analyse ou des extraits, pour des raisons semblables à celles déclinées ci-dessus.

Au reste, dans nos prospectas, comme dans la préface qui se lit en tête du premier volume de cel ouvra nous avons averti, non-seulement de la mssibilité, mais encore de la probabilité de substitution Je certains noms à certains antres. Dans toute ouvre de longue haleine, il esl des nét'essilés pratiques, qui dépassent toute prévision. L'expérience sente les tait découvrir ; et c'est un bonheur quand on peut en profiter.

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