‹ Démonstrations évangéliques (volume 3)Chapitre 255 sur 255 · PROFESSION DE FOI · texte numérisé non relu

PROFESSION DE FOI

Je remets au jugement du Saint-Siège, dans les sen- ble science s'éclipse devant la sienne, comme la lueur

timenls de la plus sincère et de la plus humble sou- d'un flambeau devant le soleil en son midi. Car à

mission, ces DEMONS THATIONS ÉVANGÉLIQUES ; mes yeux, comme aux yeux de tout homme entiè-

et si, par suite de l'entraînement d'une célérité excès- renient catholique, la sainte Eglise romaine, que

sive, de l'insuffisance de ma faible érudition, ou de la le souverain pontife, son seul chef visible et imme-

inultiplicité des affaires qui m'accablent et des ma- dial, gouverne sous la direction de son chef invisible.

Itères qu'il m'a fallu embrasser, il s'était glissé dans Jésus-Christ; li sainte Eglise romaine, dis-je, est

celle publication quelque chose qui pût porter al- pour moi la mère et la reine de toutes les Eglises, le

teinte, même de loin, soit à l'exactitude du dogme, centre de l'unité, la source de toute juridiction , l'in-

soit à la sainteté de la morale, soit à la pureté de la lerprète de la vérité , l'organe de la inorale, la

discipline de l'Eglise catholique, je prononce moi- règle de la justice, l'arbitre de toutes les controver-

méine un analhème inexorable contre une erreur ses, la gardienne infaillible el indéfectible de la saine

qui, quelle que puisse èlre sa naiure, a certaine- doctrine : or ces sublimes prérogatives, en revêtant

ment été involontaire de ma part. Que la voix de l'au- l'Eglise romaine des titres ies plus glorieux elles

gusle pontife dont l'univers chrétien admire les ver- plus imprescriptibles à la souveraineté spirituelle et

tus cl béuil l'heureux gouvernement, que la voix de aux hommages de la chrétienté, m'imposent par la

Grégoire XVI se fasse entendre : j'approuve d'avance même le devoir rigoureux d'un profond respect et

ce qu'il approuvera, je condamne d'avance < c qu'il si- d'une obéissance sans bornes, gnalei a comme peu exact : je reconnais dans le Saint. En effet, si elle esl la mère des autres Eglises,

Siège mon maître, mon docteur cl mou ;upe . ma lai- brebis fécondes du Sauveur, à plus forte raison dois-

Aémonst. Évang. XVIII. (Quarante-trois.)

PROI ESSION DE I 01

Je la respecter comme ma rnére, moi le moindre d'entre les agneaux <Im trovpetu divin , Lncapabli rien produire de moi même .t psrmee proprea forées. Oui, l'Eglise romaine est ma mère, et elle l'est plus véritablement que la femme n'est mère de reniant qu'elle :i *-'>nçii : car si ee dernier ne pool se pnsser du sein maternel pour venir au monde, bientôt set forées, eroi sent arec ses membres, la mettent

t même de tnbvenir a ma b ins; se lise ajue, -

l'Eglise romaine, je ne poli pas pins vrvre «pie je n'ai pu naître. Comme on voit le bourgeon de la vbja aeeséeber et périr si la sève qui lui donna naissance

ne continue à l'alimenter : ainsi des que ma \ie s'isole de la vie de l'Eglise romaine, mon à me te flétrit et je meurs*

Mais si l'Eglise romaine est ma mère, ma conduite envers elle doit donc èire celle d'un lils : il faul que Son nom soil toujours surines lèvres, son amour dftftS mon CSSur, ses bienfaits dans mon souvenir ; il (eut que je me réjouisse de ses triomphes et que je m'afflige de ses douleurs.

Si elle est la reine des autres Eglises, à plus foi le raison est-elle la souveraine d'un pauvre prêtre ! je dois donc me montrer docile à ses conseils el à ses préceptes; je dois donc puiser ma science à la source de sa science, ma sagesse dans les trésors inépuisables de sa sagesse.

Si elle est le centre de l'unité, je dois donc repousser tout ce qu'elle repousse, m'atlaclier à tout ce qu'elle consacre par son enseignement; hors de son sein l'unité est rompue et profanée par le schisme, qui déchire ses entrailles maternelles, ou par l'hérésie, qui foule aux pieds la vérité et distille le venin de l'erreur.

Si elle est la source de toute juridiction, je ne puis donc m'envoyer moi-même ; je dois me tenir étroitement uni à elle, et ne reconnaître de véritable pouvoir que celui qu'elle a médiatement ou immédiatement conféré.

Si elle est l'interprète de la vérité , je dois donc lui soumettre toutes mes pensées, croire el accepter comme vrai tout ce qu'elle aura déclaré tel, regarder comme faux et délester tout te qu'elle auia déclaré swspecl, ou frappé d'analhème.

Si elle est la règle de la justice et l'organe de la morale, je dois donc lui soumettre toutes mes actions, approuver ce qu'elle aura proclamé bien, rejeler el fuir ee qu'elle aura proclamé mal.

Si elle est l'arbitre des controverses, je dois donc humblement déposer à ses pieds toutes mes diflicultés el tous mes doutes, cl tenir pour certains et irrévocablement fixés tous les points sur lesquels elle aura prononcé : Home a parlé, t affaire csl décidée.

Si elle est la gardienne infaillible du dépôt sacré de la loi , je dois donc croire à la justice souveraine de ses déc :isi ns, soil qu'elles aient consacré et approuvé, suit qu'elles aient condamné cl flétri certaines doctrines. Je dois, de plus, n'écouter qu'elle seule : parce que elle seule peut délivrer mon âme des angoisses du doute, dissiper les nuages qui obscurcissent mon intelligence et meure un terme aux aberrations démon esprit vacillant et irrésolu, en lui montrant la vérité loul entière dans les articles de foi qu'elle lui propose; parce que elle peut seule aussi donner la paix à mon cœur, en lui offrant dans la pratique de ses préceptes moraux les joies ineffables d'une conscience pure et à l'abri du remords. ,

Si elle est indéfectible, elle n'animait donc point ces seeles qui, depuis dix-huit siècles, ont paru el disparu tour à tour sur la scène du inonde, toujours flottantes entre la vie et la mort. Toute société qui cherche la vie hors du sein de cette Eglise lutte en vain contre sa mine : elle doit succomber tôt ou lard. 0 sainte Eglise romaine 1 oui l'économie de la religion vous réel une , telle que vous êtes, avec toutes

les prérogative! a tous les titres que le Christ .-, att>

'St. lotion; VOUS êt< s

taire, que si la main de heu , evous

le.s Im.iihi,.:, auraient dû vous iiiveniei | OUT fut

et diriger le momie intellectuel. Que to..-

» attachent donc a vous du fond de leurs

l0Us r'' "l «ràces de votre • lu |>ieu (|lll

von-, a Ion ... '

" »»»*« Eglise romaine! m, „,,,., ],;,„.

tôt reproduit, je l'espère, tous les avez tendus depui, de votre divin i

< t présenté au respect et à l'admiration de to nommes li blés de \< tr

de votre prudence, de vol té.

-l'île Kglise romaine! que ma langue sv a mon pal.ns, qu'elle soil maudite i d un p rricide , ~i elle ose jamais pioiérer la m pari le qui puisse vous offe iser : que ma main te dessèche, si jamais e] eli ace une ligne ijui rei la moin Ire atteinte a u»s droits! ce serait enfoncer un fer homii ide dans le a In de ma mère.

0 sainte Eglise romaine : < omme mon cœur saille de joiequand j'entends raconter les bènéd '!"' :' l'il a répandre sur vont; quand

qu'un pni, de la ne ri s'est enfin levé à votre tank pécheur célèbre vos* a demandé son pard m , ou qu'un écrivain jadis achan é à voire i tins (comme si vous pouviez jamais pém) tourne contre vi - i nnemia les aime» dont il déchirait votre teeur maienu eoiitraire, si l'impiéié arme contre vous la ca ou la plume emi.nisom ée d'un écrivain tacriU vous vois persécutée ou a. .

âme esi plongée dans im abîme de douleur plus on vous oulrage, plus je vous honore; t ! vous ira1. il, plus je vous aime: mou autour ci la rage de vos persécuteurs, mon ret mission toute fltiule avec le mépris qu'ils foui d. autorité sainte, en effet, on a mère, ce mépris ;

qu'ajouter l'auréole du malheur à l'édal de grandeur outragée , et un précieux fbu/on 1 immortelle couronne. Je couvre vos t,

bais !CS et <!e la: mes, cl jp nourris en mol la <|(iuce

okuu. ..h. é (|uc de ces combats, comme autrefois de la lui te des martyrs, vous sortirez plus glorieuse el pins belle. Lt <|ue vous fuit. après tout, les p e> trahisons, les apostasie-? Ce que font au les nuages que le vent chasse sons M>n disque éiincejant: ils voilent un instant - les obscurcir, et l'astre radieux, continuant sa ca i s'élance a pas de géant dans l'espace, Gei comme I époux qui soit du lu nuptial. Vousuuisseï la \ de la jeunesse à la majesté d'une vieil. esse di

huit siècles : el sur votre front glorieux, ci ne'sw

celui de voire céleste époux, rayonne une i jours ancienne et toujours nouvelle.

O sainte Eglise romaine! je vous ai ouverl le de mon cœur; vous connaissez se* d savez si elles soni pores. Il est vrai que je rien, que je ne puis rien | — miri même , mais la force, t la m ienee me viendr ni d'en haut

car la Mu que je me pr«.p se n'est antre qm de Dieu et de la Vierge Marie, la vôtre, o Eglti manie: l'honneur du clergé catholique el le salui de mes fie

mai

Que la grâce de Dieu me soil en sida , que la protection de la Mère Immaculée du Sauveur nie s„u. tienne , que la pensée des grands imeiéis de la propagation de la foi m'anime, enlin que la sainte avidité

ieg

du cierge pour les éludes religieuses m'encourage et on me verra, limant les persécutioi • .„. '|e

calomnies, les mépris, les humiliations et |,s iÙge iiienis téméraires, reproduire - M , V/L,

une ardeur infatigable et à bat cJiefe

d'œuvre du catholicisme sur les diverses bram , siastique.

L'Aanr MIGRE.

La Bibliothèque Université d'Ottawa

Échéance

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