SCÈNE PREMIÈRE
DENISE, CLARISSE DE PONTFERRAND, puù ANDRÉ, TIIOUVENIN, MADAME DE PONT- FERRAND, M. DE PONTFERRAND, MADAME BRISSOT, puii MARTHE, FERNAND, BRISSOT.
Avsmt que le rideau se lève, après les truis coups frappés, on entend Denise qui chantfl, en s'accom|i3gnaiit sur le piano, le morceau de ilireille . Et moi, si, par hasard, quelque jeune >]arçon. Elle dit la dernière phrase, une fois le rideau l>;vé et devant le public. Clarisse est debout en scène e* fait signe aux personnages qui sont dans la coulisse de venir tout doucement et d'écouter sans se faire voir. Quand Denise a lancé ta dernièra ■ote, Clarisse applaudit.
CLARISSE
Dravo ! Bravo ! Encore ! Encore I
DENISE, se levant.
Comment, vous m'écoutiez, Mademoiselle? Je me croyais seule. C'est une trahison.
Les autres personnages sont entrés. André, Tbouvenin, Ponlferrand et tt («lume, madame Brisiot. Tous applaudissent, excepté madame Brissot.
THOUVENIN
Continuez, Mademoiselle; continuez, comme si nous a'élioQS pas là.
ï DENISE
MADAME DE PONTFERRAND, bas, à M de PoBlferr»«d
Elle savait fort bien que nous y étions. »
PONTFERRAND.
Croyez-vous, chère amie, croyez-vous?
CLARISSE, Tenant à Denise.
Qu'est-ce que c'est que cet air-là ?
C'est un air de Mireille.
CLARISSE
Qu'est-ce que c'est que Mireille?
Vous n'ayez jamais entendu 3/tret//«j Mademoiselle ?
CLARISSE
Où cela?
A rOpéra-Comique.
CLARISSE
On ne me mène pas au spectacle.
Même à l'Opéra-Comiquc?
CLARISSE
Même à rOpcra-Comique : il paraît que, quand on y va
à mon âge, il faut se marier après.
THOU VENIN
Cela arrive souvent, mais ce n'est pas inévitable.
CLARISSE, à André.
Monsieur, est-ce que mademoiselle Brisso* chante ainsi tous les jours?
ANDRÉ
Oui, Mademoiselle.