I.INTdT
satisfasse éc^aliMncn! à rhunianité (jiic les iiiallieiiroux sont en droit (Tiwiijfor et à la i)onne police qui fait la sécurité du citoyen (1).
8^ (]e[)en(Iant !a classe honnête et estimable des citoyens du Tiers Etat, qui subsistent, eux et leur famille, par un travail journalier, se voit réduite à la plus grande misère (2), Le pays do Caux, trouvant presque autant d'avantages dans le produit de ses manufactures que dans les productions de son sol, l'état languissant du commerce, depuis l'époque du traité fait avec l'Angleterre, le prive d'une ressource considérable. La cherté excessive du blé, dans un moment où les moyens de s'en procurer sont presque anéantis, désespère les pauvres, déjà épuisés par l'hiver le plus dur, et leur fait craindre que M^^ j^s curés (3) et les personnes charitables, qui leur ont donné des secours jusqu'à ce jour, ne se trouvent arrêtés eux-mêmes par l'impossibilité de le faire si les malheurs des temps continuent. L'assemblée recommande expressément à ses députés d'employer tous leurs efforts pour faire insérer cette réclamation essentielle au cahier général, afin que, d'un côté, il soit instamment pourvu aux désavantages du traité de commerce et que, de l'autre, l'administration veille rigoureusement à l'exécution des lois qui défendent l'exportation du blé et enfin à ce que ce comestible indispensable ne soit porté à un taux si exorbitant que les pauvres citoyens n'y puissent atteindre.
9^ En vain les contribuables seraient-ils soumis à un impôt considérable pour la confection et l'entretien des grandes routes ; en vain tout le zèle de l'administration, à qui la surveillance de ces sortes d'ouvrages est aujourd'hui confiée, éclatsrait-il pour assurer l'exécution des devis et prévenir les abus, un vice essentiel détruira sans cesse les efforts et absorbera les dépenses tant que le gouvernement n'ordonnera pas l'établissement des roues à jantes larges sur toutes les grandes routes du royaume (4). L'assemblée charge encore ses députés de demander qu'il en soit
(1) Cf. l'art 4 de Bertre ville.
(2) Cf. Bertreviîle, 5. Il s'agit ici des tisserands très nombreux à Lintot, comme à Bertreviîle, Sur le traité de commerce avec l'Angleterre de 1786 et ses conséquences, cf. le cahier de Bertreviîle, même article et la note.
i3) Le curé de Lintot faisait valoir s.es dîmes estimées en 1789, année courante, à 3.000 I.
(4) L'assemblée du Département d'Arqués, dans sa session d'octobre 1788, avait demandé la prohibition des roues à jantes étroites. Cf. Bertreviîle. 6, et l'extrait du rapport du Bureau intermédiaire dans la note. L'administration, qui avait la surveillance de ces ouvrages, était l'assemblée provinciale, représentée par sa commission interinédiaire, et les assemblées de département qui lui étaient subordonnées.
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l'ail iiicnlion an caliitM' j^n'MU'ral, les cfl'cls (h'S foiics (Hroitos S(^ l'aisaiil par'l iciiliri'ciiinil sciilir siii* la roule dr Koiicii à l)i('|)|)(', à cause dii ('(Mimiei'ce de salines, la paroisse de Linlol, ((ni (il esl ri\-eraine, s'esici'ne ol)!ie('M' a en laii'cî l-ohscîrvaLioii (1),
!()'' iMilin rassonihlée dé(;iar(î que, sur Ions his autres (objets non e.\|)rini('»s ci-dessus et qui pfMivenl ou (l()i\'(;ut eritr(;r dans la rtMlacliou du calujM' uniqu<' de; rass(3rul)lée préliminaire; d(;s citoyens du Tiers Eiixl du ressort du baiJliage d'Arqués, elle s'en rapporte enti(>rement à ce que ses députés estimeront, à leur ame (^t conscience, devoir être statué et décidé pour le plus grand bien général et particulier.
Fait et arrêté à Lintot, en l'assemblée générale des habitants composant h- Tiers Etat de cette paroisse, le 3 mars 1789. Signé : Langlois, Boissel, Le Boucher, P. Brion, Butel, Biville, Permentier, Rendu, Thomas, Champion, Neveu, Roger, Franc. Crescent, Jac. Brion, Sauge, Papin, Bouillon, Bance, Boudet. Ont déclaré ne savoir signer : Bidan, Bénard, Lavolée, Malet, Mie. Cressant, Mie. Cousin, Rénaux, Daillé, P. Neveu.