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OnSKK\ ATIONS PIJKLI.MINAlKl'S
Nous donnons pour chaciuc paroisse, avant le jn'oc-ès-vcrbal : 1" Tindication do rarrondisscniont et du canton dont elle fait partie auiourd'hui-; 2^ sa situation et sa distance par rapport à Dieppe d'après la <?éo^n'aphiê de la Seine-Inférieure de Bunel et Tougard ; 3° la désignation du patron d'après le Fouillé de 1738 : 4'^ chaque fois que nous l'avons pu, le nom du seigneur en 1789 ; nous avons utilisé pour cela la liste des nobles du bailliage d'Arqués qui ont comparu à l'assemblée des trois ordres àCaudebec, le 16 mars 1789, et les procurations dont ils étaient porteurs, les aveux rendus par les nobles de l'élection d'Arqués dans les années qui précèdent 1789, les rôles de taille des paroisses, qui mentionnent les exempts. 11 reste cependant, comme on le verra, beaucoup de paroisses dont nous n'avons pu connaître le seigneur : peut-être n'en avaient-elles pas, soit à cause de l'absence d'un fief important, soit parce qu'aucun des fiefs, qu'elles comprenaient, ne donnait à son possesseur le droit de s'intituler seigneur de la paroisse. La connaissance exacte du seigneur n'est pas sans intérêt pour l'étude des cahiers et l'interprétation précise de certains de leurs articles. On verra qu'un assez, grand nombre de paroisses relevaient, au temporel comme au spii'ituel. de l'archevêque, du chapitre de Rouen ou des grandes abbayes normandes. On verra aussi que, parmi les seigneurs laïques, la noblesse de robe, en particulier le Parlement de Rouen et celui de Paris, étaient largement représentés.
Pour la population, nous donnons le nombre de feux : 1*^ en 1738 d'après le Fouillé ; mais nous croyons devob* averti que le dénombrement, qu'il utilise, remonte à une époque antérieure ; car les chiffi'es qu'il donne sont presque toujours les mêmes que ceux deMasseville, dont Y Etat géographique est de 1722 ; 2" en 1754. d'après Dumoulin. Z.«7 Généralité de Rouen ou, quand cet auteur est trop visiblement incorrect et fautif, ce qui est malheureusement fréquent surtout })our l'élection d'Arqués, en 1772. d'après la carte de l'élection : 3^ en 1789, d'après le cahier de la paroisse. On constatera pour beaucoup de paroisses, l'augmentation régulière du nombre des feux au XVIII*^ siècle, ce qui est certainement dû au développement de l'industrie du coton dans les campagnes de cette région. Nous n'avons pu que très exceptionnellement indiquer, en même temps que le chiffie de feux, celui des habitants en 1789. L'on sait que l'on compte ordinairement 4 habitants par feu ou plutôt 9 habitants pour deux feux : il semble, d'api es les quelques cas où nous pouvons rapprocher les deux chiffi'es, que cette proportion est un peu tiop élevée pour le bailliage d'Arqués.
Conformément aux Instructions de la Commission, nous avons scru-