Voici l'état des terrains de cette paroisse en
NATURE
DES BIENS
LEUR PRIX COMMUN résultant de leur qualité
bon médiocre mauvais
GRAINS
ET AUTRES DENRÉES
leur mesure
leur poids
leur prix commun
Froment Méteil Seigle
Marsèche Avoine
Boisselée de terre labourable. .
Bo i s se 1 ée d'ouche. . .
Arpent de pré
Arpent de bois
Arpent de vierne
« Le terrain est généralement bon et les terres rapportent communément 4 boisseaux la boisselée. Les habitants ne font aucun commerce, ils sont tous vignerons. M. de Saint-Georges a fait planter beaucoup de mûriers pour élever des vers à soie. Les denrées ne se consomment point dans cette paroisse, les habitants les vendent sur le marché de JBourges qui en est éloigné de trois lieues » (C. 255, Rôle des vingtièmes, Î7? I ).
boisseau
étendue des communes, insuffisantes pour élever et nourrir des bestiaux et qu'en outre 1 la grande quantité de vignes qui absorbe presque toutes les terres de la paroisse et dont la culture est plus dispendieuse que lucrative, ils se trouvent dans l'impossibilité de payer les impôts dont ils sont surchargés et qu'en conséquence ils supplient très respectueusement Sa Majesté de les alléger dans cette partie.
2° Que le sel qui est la première nécessité, tant pour les hommes que pour la conservation des animaux, soit rendu vénal tel que le blé, ou qu'il soit porté à un plus bas prix, ou qu'enfin, s'il plaît à Sa Majesté de le laisser au prix où il est, il soit enjoint aux fermiers généraux de le faire distribuer bon et purgé de mille ordures dont il est chargé dans les greniers.
3° Qu'il leur soit permis de vendre, de livrer et de transporter ou bon leur semblera avec entière liberté le vin qu'ils récoltent annuellement et qui fait leur principal revenu ; en conséquence, que le Bureau des aides, dont l'exercice est si rigoureux, soit supprimé.
4° Que la continuité des mauvaises années ayant occasionné des vols de toutes parts, les brigades soient multipliées, tant pour la sûreté publique que pour ceux qui demeurent le long des grandes routes.
5° Que le casuel qui est exigé par MM. les curés pour l'administration des sacrements soit entièrement supprimé. Il est évident que, par la dîme que nous leur avons abandonnée sur tous nos fonds, nous avons en même temps stipendié pour leur portion toutes les parties de leur ministère pastoral et, par conséquent, qu'un curé qui exige cette ultérieure rétribution pour chacun des services spirituels qu'il rend à ses paroissiens exige un double honoraire et se fait payer deux fois.
6° Art. 4 du cahier des Aix ; ci-dessus, p. 8. En moins : droits rendus presque arbitraires par les diverses interprétations qu'y donnent les employés.