BERRY-MARMAGNE
Cure. — Revenu en ÎT'.M : 683 1. 5 s., charges déduites (L. 75, f" 29vo). Patron en 1772: l'abbaye de Saint-Sulpice.
Sources a consulter. — Description de La paroisse en L762 dans C. 1318.
2° PROCÈS-VERBAL D'ASSEMBLÉE .M-. o ri g in. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
assemblée électorale, l<i 1" mars, sous le porche de l'église de la paroisse, sous la présidence de Debladis, curé de Berry.
Population. — 75 feux.
Comparants. — Silvain Rousseau, Claude Bernagou, Etienne Bernagou, Pierre Tribalat, Silvain Manceauj Michel Guérin, Germain Lebas, André Mahilat, Jean Theurier, Jean Bourgoin, Antoine Lavault, Antoine Drouet, Jean Drouet, Marin Mijon, la veuve Jean Bailly, Michel Paillet, Silvain Lavault, Ursin Fosset, Guillaume Rousseau, Etienne Chirat, Jean Lerat, Nicolas Fleurdespois, Pierre Vaslin, Silvain David, Antoine Jossand, Pierre Boucher, Victor Rousseau, François Fermet, la veuve Claude Bernagou, Laurian Baudry, André Chevi, Etienne Mathieu, Joseph Souchois, Hugues Merci, Silvain Sirot, la veuve Laurian Baudry, la veuve Pinoteau, François Loury, Sylvain Larrault, Jean Mabilat, la veuve Vacher, Pierre Colas, Philippe Juillin, François Mabilat, Charles Joffin, la veuve Marchand, Silvain Néron, Jean Foltier, Antoine Drouet, Silvain Mitterrand, Claude Bernagou, Silvain Néron, Hugues Néron, André Mabilat, Antoine Tcrminet, la veuve Pierre Chartier, François Rousseau, Pierre Chirat, Laurian Després, Pierre Baudry, Simon Chevereau, Jean Crestin, Guillaume Crestin, Silvain Blot, Henry Moulon, Ursin Fosset, François Thuane, Antoine Blot, Jean Delaire, Jean Lavault, Martial Jouhannet, François Néron, Guillaume Lavault, Pierre Bernagou, tant laboureurs que manœuvres.
Députés. — Silvain Rousseau, laboureur, et Victor Rousseau, manœuvre.
'.' signatures, y compris celle du Président.
3° CAHIER DE DOLÉAXCKS
(Ms. original signé, mais nullement paraphé, contrairemenl ;'i <■•' qu'indique le procès- verbal. Arch. <ln Cher, titres incend., I. .'*7j
Xnus, habitants de la paroisse de Berry-sur-Yèvre,
composée de soixante-quinze feux, très humbles, très
fidèles et très soumis sujets, supplions très instamment
votre Majesté de vouloir bien écouter nos plaintes et doléances qui consistent :
Art. 1er. — Au sujet des impôts dont nous sommes surchargés, savoir: pour taille, impositions, accessoires de la taille, y compris les quatre sols pour livre, les impositions au marc la livre et la capitation qui se montent au total à la somme de deux mille sept cent dix-huit livres cinq sols.
Art. 2. — Autres impôts pour les travaux des grandes routes qui se montent à la somme de quatre cents livres. Les impôts de ces deux articles ci-dessus, étant trop excessifs pour nous, occasionnent des frais tous les ans qui augmentent considérablement les dites sommes, attendu qu'il nous est impossible de payer aux termes dus.
Art. 3. — Le prix excessif du sel qui est à quatorze sols la livre, absolument nécessaire surtout dans nos campagnes, nous oblige souvent à nous en priver.
Art. 4. — Les entrées de ville pour charrois et toutes denrées sont si fortes qu'elles consomment notre petit profit que nous pouvons faire.
Art. 5. — Nous sommes si opprimés par les fermiers des propriétaires' de la campagne qui, à l'envie les uns. des autres, s'emparent de tous les biens quoiqu'ils ne sont pas cultivateurs, de manière qu'il est presque impossible à tous cultivateurs de tenir jusqu'au moindre marché que desdits fermiers, le tout à un prix si exorbitant qu'ils réduisent à la mendicité lesdits cultivateurs tant laboureurs que manœuvres et, après s'être emparés de leurs fonds, s'ils en ont, et de leur mobilier, ce qui les met hors d'état de satisfaire aux impôts de Sa Majesté et ne leur laissent que les yeux pour pleurer.
Art. 6. — Les bois dont les maquignons d'intelligence entre eux s'emparent, ce qui leur coûte cent livres l'arpent ils nous le vendent quatre cents livres l'arpent. Nous oserions demander à Sa Majesté d'arrêter ce maquignonnage et le transport qui se fait dans d'autres lieux de la province; sans cela, nous prévoyons le prochain défaut du bois tant pour l'agriculture que pour l'usage nécessaire
BERRY-VILLEQUIERS 55
dans les maisons, <le manière «in*1 nous pouvons dire que ces doux derniers articles sont capables de nous faire mourir ie faim el de froid.
Art. 7. — Au temps des semences et dos moissons, nous éprouvons une porte très considérable causée par une très nombreuse multitude do pigeons1. Ce considéré, nous supplions votre Majesté de n'accorder qu'aux nobles le droit d'avoir des colombiers et défendre aux bourgeois et autres tous colombiers et volières. Cette perte est peu connue aux bourgeois, mais nous, cultivateurs des terres, voyons ces animaux si attroupés que, malgré nos soins, ils enlèvent une partie de nos semences et égrènent les grains dès qu'ils commencent à venir en maturité jusqu'à ce qu'ils soient amassés et endommagent partout, ainsi que les chanvres.
Fait et passé à Berry-sur-Yèvre, le premier du mois de mars de l'année mil sept cent quatre-vingt-neuf, et ont déclaré ne savoir signer de ce interpellés, sauf les soussignés avec nous.
Lerat, Lavau, Rousseau, Julien, Grestin, Bernagou, Rousseau, Rousseau, Debladis, curé de Berry-sur-Yèvre.
BERRY-VILLEQUIERS
Identification. — Paroisse réunie aujourd'hui à Villequiers, Cher, arr. Bourges, cou Baugy. General, et élect. de Bourges, grenier à sel de Villequiers.
Population. — N'est donnée anciennement qu'avec la population de Villequiers. Berry, seul, compte aujourd'hui 59 habitants.
Plumitif pour I7S(.). — M. de Courtenvaux. 89 feux. Blés el bestiaux. 121. par feu pour le principal. Taillables : 9 laboureurs dont 2 de 80 à ÏJO 1., 1 de 75 1., 3 de :>0 à GO 1., 3 de '.() à 50 I., et 80 manœuvres dont 22 de 10 à 20 I. et 78 de 10 1. Les grandes pluies